Nétanyahou aux juifs de France: «Israël est votre foyer»

«À tous les juifs de France, tous les... (Photo Amir Cohen, Archives Reuters)

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«À tous les juifs de France, tous les juifs d'Europe, je vous dis: Israël n'est pas seulement le lieu vers lequel vous vous tournez pour prier, l'État d'Israël est votre foyer», a déclaré samedi le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou.

Photo Amir Cohen, Archives Reuters

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Attentats à Paris

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Attentats à Paris

Le siège parisien du journal satirique français «Charlie Hebdo» a été la cible d'un attentat terroriste sanglant ayant coûté la vie à au moins 12 personnes dont son directeur de rédaction et dessinateur emblématique Charb et ses trois autres caricaturistes vedettes: Cabu, Wolinski et Tignous. Le pire attentat en sol français depuis 50 ans. Cet attentat a été suivi par deux attaques qui seraient vraisemblablement liées au carnage chez «Charlie Hebdo». »

Agence France-Presse
JÉRUSALEM

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a affirmé samedi soir aux juifs de France qu'Israël était «leur foyer», évoquant dans une allocution télévisée la prise d'otages meurtrière survenue vendredi dans un supermarché casher à Paris qui s'est soldé par la mort de quatre otages juifs.

Des déclarations qui ont été suivies d'une réplique du premier ministre français Manuel Valls qui a assuré avec force, lors d'un rassemblement de commémoration sur les lieux de la prise d'otages, que la place des juifs de France était en France.

Dix-sept personnes ont été tuées depuis mercredi au nom du djihad à Paris par les deux frères Kouachi et Amedy Coulibaly. Les trois djihadistes ont eux été abattus par les forces de l'ordre.

«À tous les juifs de France, tous les juifs d'Europe, je vous dis: Israël n'est pas seulement le lieu vers lequel vous vous tournez pour prier, l'État d'Israël est votre foyer», a déclaré le premier ministre israélien.

«Nous présentons nos sincères condoléances à nos frères juifs qui ont été tués pour le seul fait qu'ils étaient juifs. Nos frères et soeurs de la communauté juive de France, nous partageons votre peine devant ces terribles pertes», a-t-il ajouté.

Dans un communiqué, il a ensuite donné les noms des victimes: Yohav Hattab, Philippe Braham, Yohan Cohen et Francois-Michel Saada.

«À moins que le monde ne revienne à la raison, le terrorisme va continuer à frapper», a-t-il encore déclaré, sur son compte Twitter.

À Paris, le premier ministre français Manuel Valls, arrivé par surprise samedi soir au rassemblement de commémoration, a pris le contrepied de Benyamin Nétanyahou assurant avec gravité que «la France, sans les juifs de France, n'est plus la France».

«Les juifs de France, depuis de nombreuses années, ont peur», a rappelé le chef du gouvernement français, qui a rendu hommage à «la communauté juive la plus nombreuse d'Europe, la plus ancienne, qui a tellement contribué à la République».

M. Nétanyahou sera présent à Paris dimanche pour ce qui s'annonce comme une manifestation hors normes aux côtés de très nombreux chefs d'État, accompagné de son ministre des Affaires étrangères et faucon du gouvernement, Avigdor Lieberman. Le président palestinien Mahmoud Abbas sera également présent.

Selon les médias israéliens, M. Nétanyahou aurait chargé un comité ministériel de discuter durant la semaine de moyens d'encourager l'immigration de juifs français et européens vers Israël.

Avigdor Lieberman s'est réuni samedi avec des responsables de son ministère et des services de sécurité pour «discuter du renforcement des liens avec les dirigeants de la communauté juive de France ainsi que de la sécurité des différentes institutions juives» en France, a indiqué dans un communiqué le porte-parole du ministère Emmanuel Nahshon.

L'attaque du supermarché de la porte de Vincennes, dans l'Est parisien, fait suite à plusieurs attaques qui ont touché la communauté juive ces dernières années: notamment, la torture, pendant trois semaines, d'Ilan Halimi en 2006, qui avait succombé à ses blessures, ou le meurtre de trois enfants et un enseignant dans une école juive de Toulouse en mars 2012 par l'islamiste Mohamed Merah.

Selon le service de protection de la communauté juive (SPCJ), il y a eu au cours des sept premiers mois de 2014 une montée des actes antisémites en France, dont le nombre a presque doublé (+91%) par rapport à la même période de 2013.

En juillet, des cris de «Mort aux juifs» avaient aussi été lancés lors de manifestations organisées pour dénoncer l'offensive israélienne alors en cours à Gaza.

Cette année, pour la première fois depuis la création d'Israël en 1948, la France a été le premier pays d'émigration vers l'État hébreu avec plus de 6600 juifs l'ayant quitté pour s'installer en Israël, contre 3400 en 2013.

Estimés à 500 000 ou 600 000 membres, les juifs de France représentent la première communauté juive d'Europe et la troisième au monde, derrière Israël et les États-Unis.

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