Des agences surprises par la nouvelle stratégie d'accueil canadienne

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L'Organisation des Nations unies (ONU) et la Croix-Rouge affirment toutes deux avoir été prises de court en apprenant que la date butoir initiale du gouvernement du Canada pour accueillir les réfugiés avait été repoussée.

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Crise migratoire

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Crise migratoire

L'Europe fait face à une crise migratoire sans précédent, alors que depuis 2015 des centaines de milliers de personnes ont tenté de traverser la Méditerranée pour trouver refuge dans l'«Eldorado européen», plusieurs y laissant leur vie. Un nombre de réfugiés poussé à la hausse notamment par la guerre syrienne et l'établissement du «califat» de l'EI à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Stephanie Levitz
La Presse Canadienne
Ottawa

Un message sur le téléphone cellulaire sera pour des milliers de réfugiés syriens la façon dont ils apprendront qu'ils pourront se rendre au Canada.

Un simple message texte de la part de l'Organisation des Nations unies (ONU) demandant s'ils sont intéressés à participer au programme du gouvernement libéral du Canada permettra de démarrer le processus impliquant plusieurs entrevues, examens médicaux et vérifications de sécurité.

Mais avec le dévoilement, mardi, de la nouvelle stratégie d'accueil de 25 000 réfugiés syriens, les agences au Canada et outre-mer doivent revoir ce qui se produira par la suite.

L'Organisation des Nations unies (ONU) et la Croix-Rouge affirment toutes deux avoir été prises de court en apprenant que la date butoir initiale du gouvernement du Canada pour accueillir les réfugiés avait été repoussée, et que les demandes des réfugiés seraient désormais traitées entièrement à l'étranger.

La portée du rôle de l'armée a aussi été modifiée: l'Opération Provision n'est plus axée sur un besoin immédiat d'organiser des logements pour des milliers de personnes, potentiellement sur plusieurs mois, mais implique plutôt de faire appel aux Forces canadiennes pour le logement seulement si nécessaire.

Mais malgré les changements apparemment de dernière minute, tous s'entendent pour dire que l'effort demeure indispensable et tout aussi urgent.

«Les familles que je rencontre en ce moment, nous disent que si elles ne reçoivent pas plus d'aide actuellement elles vont transiter vers l'Europe illégalement ou retourner en Syrie» a raconté la porte-parole pour le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés en Jordanie, Aoife McDonnell.

«Les familles ont un choix très difficile à faire», a-t-elle fait valoir.

En Jordanie, les autorités du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés avaient commencé il y a plusieurs semaines à traiter le dossier de 7000 réfugiés afin qu'ils atterrissent au Canada avant la fin de l'année 2015.

Au Canada, la Croix-Rouge se préparait à aider à gérer des milliers de personnes à vivre temporairement dans des logements de masse, le temps que les vérifications de sécurité se poursuivent. Mais les plans ont changé.

L'ONU et la Croix-Rouge disent maintenant attendre de savoir exactement ce qui est attendu d'eux dans un avenir proche avant de mettre en oeuvre ce qu'ils décrivent comme un programme infiniment important et pertinent.

Environ 85% des Syriens en Jordanie ne vivent pas dans les camps de réfugiés. Ils sont plutôt dans les centres urbains, en vivant sous le seuil de la pauvreté. Ils font partie de ce que l'ONU appelle la crise des stratégies d'adaptation - sauter des repas, retirer les enfants des bancs d'écoles, et parfois organiser des mariages arrangés d'enfants pour trouver un toit à leur fille.

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