Réfugiés en Uruguay, un groupe de Syriens demande à quitter le pays

Des réfugiés syriens ont parlé à la presse,... (Photo Miguel ROJO, AFP)

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Des réfugiés syriens ont parlé à la presse, lundi, devant le square de l'Indépendance de Montevideo, exprimant le désir de quitter le pays, où leurs conditions de vie sont difficiles.

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Crise migratoire

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Crise migratoire

L'Europe fait face à une crise migratoire sans précédent, alors que depuis le début de l'année plus de 350 000 personnes ont tenté de traverser la Méditerranée pour trouver refuge dans l'«Eldorado européen», plusieurs y laissant leur vie. Un nombre de réfugiés poussé à la hausse notamment par la guerre syrienne et l'établissement du «califat» du groupe armé État islamique à cheval sur l'Irak et la Syrie. Mais cette crise n'est pas exclusive à l'Europe, l'Asie du Sud-Est aux prises avec un trafic de migrants aussi tentaculaire que meurtrier connaît également cette triste réalité. »

Agence France-Presse
MONTEVIDEO

Un groupe de Syriens réfugiés en Uruguay depuis l'an dernier a protesté lundi devant le siège de la présidence à Montevideo, demandant à pouvoir quitter le pays où ces familles disent ne pas parvenir à s'intégrer, en raison notamment du coût élevé de la vie.

«Nous n'avons pas fui la guerre pour mourir ici dans la pauvreté», a déclaré à l'AFP Maher el Dis, 36 ans. «C'est un endroit qui n'est pas adapté à des réfugiés», a-t-il affirmé.

Le gouvernement de l'ancien président de gauche José Mujica (2010-2015) avait accueilli en 2014 quelques familles de réfugiés syriens, dans le cadre d'un programme prévoyant de leur accorder un logement et un revenu minimum.

«Nous voulons vivre avec (notre) identité et (nos) valeurs», a renchéri en sanglots un chef de famille, Maraa el-Chibli, s'exprimant par le biais d'un traducteur.

La communauté arabe est très réduite en Uruguay, petit pays d'Amérique du Sud aux fortes racines européennes et où le coût de la vie est très élevé.

Un groupe de cinq familles comprenant une trentaine d'enfants s'est rassemblé sur la place de l'Indépendance, face au siège de la présidence de la République, où se trouvent également les bureaux du secrétariat aux Droits de l'homme, en charge du programme d'accueil de ces réfugiés.

«Nous ne sommes pas là pour qu'ils fassent des essais sur nous», pour savoir si ce programme fonctionne, a également dénoncé Maraa el-Chibli, 55 ans et père de 15 enfants.

Les familles, venues avec leurs enfants en bas âge, sont installées avec leurs bagages et ont annoncé leur volonté de rester sur place jusqu'à pouvoir quitter l'Uruguay.

«Les gens sont gentils, mais c'est très cher», a aussi jugé Ibrahim Mohamed, portant une petite fille dans les bras.

Ces familles, qui depuis leur arrivée sont logées dans des centres et perçoivent un petit pécule, affirment que les revenus auxquels ils peuvent prétendre dans le pays ne suffisent pas à les faire vivre.

Une de ces familles a tenté récemment de quitter l'Uruguay, mais a été retenue durant plus de deux semaines en Turquie pour des problèmes de visas et finalement renvoyée à Montevideo.

Le statut de réfugié n'entrave toutefois légalement en rien la liberté de mouvement de ses bénéficiaires.

Le nouveau président uruguayen, Tabaré Vazquez (gauche), a promis qu'un nouveau groupe de réfugiés syriens serait accueilli dans ce pays de 3,3 millions d'habitants d'ici la fin de l'année.

Le programme lancé l'an dernier prévoit l'accueil de 117 personnes, des familles avec enfants provenant de camps de réfugiés au Liban.

Le premier groupe, qui manifestait ce lundi, est arrivée en Uruguay en octobre 2014. Le deuxième groupe devrait être constitué de sept familles comprenant 72 personnes. Leur date d'arrivée exacte n'est pas encore connue.

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