Philippines: l'armée continue de bombarder des combattants islamistes

Les affrontements de Marawi ont éclaté après un... (Photo Bullit Marquez, Associated Press)

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Les affrontements de Marawi ont éclaté après un raid des forces de sécurité contre une cache supposée d'Isnilon Hapilon, considéré comme le chef de l'EI aux Philippines.

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Ted ALJIBE
Agence France-Presse
Marawi

Les forces philippines ont poursuivi samedi leurs frappes aériennes sur Marawi, une ville du sud du pays où elles affrontent depuis cinq jours des combattants inspirés par le groupe État islamique (EI).

Le président Rodrigo Duterte a décrété la loi martiale dans toute la région de Mindanao, après que les islamistes ont commencé à semer le chaos dans la ville mardi et ont fait au moins 48 morts. Les jihadistes répondent, selon le gouvernement, à un appel lancé par le groupe État Islamique pour y fonder une «wilayat» (province) du «califat».

«Nous avons identifié leurs bases (des combattants, NDLR), nous menons donc des frappes chirurgicales pour détruire ce groupe terroriste local», a précisé à l'AFP Jo-Ar Herrera, un porte-parole militaire local.

Des camions militaires ont également été aperçus entrants dans Marawi, l'une des plus grandes villes musulmanes des Philippines, un pays à très grande majorité catholique. La majorité des 200 000 habitants de cette localité située à environ 800 kilomètres au sud de Manille ont pris la fuite en raison des combats.

Treize soldats, deux policiers et 31 combattants islamistes sont morts dans les combats, d'après les autorités. Deux civils ont aussi été tués dans un hôpital que les combattants ont occupé mardi.

Les affrontements de Marawi ont éclaté après un raid des forces de sécurité contre une cache supposée d'Isnilon Hapilon, considéré comme le chef de l'EI aux Philippines. Les islamistes ont planté un drapeau de l'EI, retiennent en otages un prêtre et plus de 14 personnes capturées dans une cathédrale. Ils ont également incendié plusieurs bâtiments.

Le président Duterte avait décrété la loi martiale nécessaire selon lui pour lutter contre la menace terroriste et a menacé de l'étendre à tout le pays, promettant la «sévérité».

Depuis les années 1970, la rébellion musulmane réclame une région autonome ou indépendante sur Mindanao et les combats ont fait plus de 130 000 morts. Les principaux groupes de la rébellion musulmane négocient la paix avec le gouvernement.




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