L'armée nord-coréenne simule une attaque sur la présidence sud-coréenne

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Sur les toutes dernières photos rendues publiques par le gouvernement nord-coréen, Kim Jong-un visite une fabrique de chaussures.

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Agence France-Presse
Séoul

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un a supervisé un important exercice militaire simulant une attaque de la «Maison bleue», le siège de la présidence sud-coréenne, institution au coeur d'un retentissant scandale politique, ont annoncé dimanche les médias nord-coréens.

Cet exercice de simulation des forces spéciales nord-coréennes, que Kim Jong-Un a observé avec des jumelles, visait à «détruire des cibles ennemies spécifiques», parmi lesquelles la «Maison bleue», précise l'agence officielle KCNA.

Le Rodong Sinmun, organe du Parti des travailleurs au pouvoir à Pyongyang, publie de son côté une double page montrant des photos de militaires nord-coréens prenant d'assaut un bâtiment ressemblant au siège de la présidence sud-coréenne et l'incendiant. Un autre cliché montre Kim Jong-Un riant aux éclats en assistant au spectacle de cette simulation.

«À travers l'exercice militaire, nos forces ont propagé un déluge de feu de l'île de Yeonpyeong à Cheong Wa Dae», le nom coréen de la «Maison bleue», a rapporté KCNA en référence à l'île sud-coréenne qui avait été bombardée par les forces nord-coréennes en 2010.

Les médias officiels ne précisent pas la date de ces exercices.

Dans un communiqué, l'état-major sud-coréen a «fermement» condamné cet exercice: «Si l'ennemi se livre à une provocation fondée sur un jugement imprudent, nous riposterons fortement et fermement par un coup fatal à la direction nord-coréenne».

Séoul redoute des «provocations militaires» de Pyongyang dans le contexte de la grave crise politique qui secoue la Corée du Sud.

Les députés sud-coréens ont voté vendredi la destitution de la présidente Park Geun-Hye, la privant de ses vastes pouvoirs exécutifs, conséquence d'un gigantesque scandale de corruption qui a précipité dans la rue des millions de personnes et paralysé le gouvernement.

En attendant que la Cour constitutionnelle valide cette destitution, l'intérim a été confié au premier ministre Hwang Kyo-Ahn qui, quelques instants après le vote, a demandé au ministre de la Défense d'être très vigilant.

«La Corée du Nord va certainement se livrer à des provocations pour semer le chaos au Sud dans ces moments graves», a-t-il dit, cité par un porte-parole.

La Corée du Nord, qui cherche à se doter de missiles intercontinentaux susceptibles d'acheminer une bombe atomique sur le sol américain, a mené cette année deux essais nucléaires et de multiples tirs de missiles, en violation des résolutions du Conseil de sécurité.




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