Le Pakistan suspend la fermeture forcée des bureaux du groupe Aide à l'enfance

Les activités d'Aide à l'enfance au Pakistan font... (Photo B.K. Banagsh, AP)

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Les activités d'Aide à l'enfance au Pakistan font l'objet d'une surveillance accrue à cause de la croyance répandue dans le pays voulant que l'organisme ait été impliqué dans le meurtre d'Oussama ben Laden, le 2 mai 2011.

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Zarar Khan
Associated Press
ISLAMABAD

Le ministère pakistanais de l'Intérieur a suspendu son ordre de fermeture du bureau de l'organisme international Aide à l'enfance à Islamabad, a annoncé un responsable dimanche.

Ce haut responsable du ministère de l'Intérieur, qui s'est exprimé sous le couvert de l'anonymat parce qu'il n'était pas autorisé à discuter publiquement de la décision, n'a pas expliqué les raisons de ce revirement.

Saeed Ahmed, un porte-parole d'Aide à l'enfance au Pakistan, a affirmé qu'il n'avait pas été avisé par le gouvernement de la décision. Il a déclaré à l'Associated Press que l'organisme aimerait en être informé officiellement par les autorités compétentes.

Jeudi, le gouvernement pakistanais a ordonné la fermeture du principal bureau de l'organisme dans la capitale pour avoir supposément «violé sa charte». Vendredi, Aide à l'enfance avait fermé tous ses bureaux à travers le Pakistan.

À ce moment, le gouvernement avait indiqué qu'il n'accepterait pas que des organisations non gouvernementales travaillent contre ses intérêts, sans donner de détails. Le groupe a affirmé n'avoir reçu aucun avertissement avant d'être forcé de fermer ses bureaux, soulignant qu'il travaillait au Pakistan depuis 35 ans et qu'il comptait 1200 employés à travers le pays, tous citoyens pakistanais.

Les activités d'Aide à l'enfance au Pakistan font l'objet d'une surveillance accrue à cause de la croyance répandue dans le pays voulant que l'organisme ait été impliqué dans le meurtre d'Oussama ben Laden, le 2 mai 2011. Le chef d'Al-Qaïda avait été repéré par l'entremise d'une campagne de vaccination menée par un médecin pakistanais, dont la CIA s'est servie pour obtenir des échantillons d'ADN ayant permis de confirmer que l'homme qui se trouvait dans la résidence sécurisée d'Abbottabad était bien Ben Laden.

Un employé d'Aide à l'enfance à Islamabad a déclaré à l'Associated Press, sous le couvert de l'anonymat, que le médecin en question, Shakil Afridi, avait participé à deux reprises à des ateliers de formation sur les besoins des mères et des enfants en matière de santé organisés par le groupe en 2009 et 2010. Plus de 1000 médecins pakistanais ont participé à ces ateliers, a-t-il précisé.

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