Naufrage en Chine: le dernier bilan dépasse les 430 morts

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L'Étoile de l'Orient avait été signalé il y a deux ans parmi les embarcations contrevenant aux obligations réglementaires de sécurité

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Agence France-Presse
JIANLI

Le dernier bilan du chavirement d'un navire de croisière lundi sur le Yangtsé faisait état de 431 morts et 11 disparus, tandis qu'une cérémonie de deuil s'est tenue dimanche sur la berge du fleuve, devant l'épave du bateau.

Des centaines de personnes se sont alignées pour cet instant de recueillement à 9 h (1 h GMT), dont de nombreux secouristes, selon des images diffusées par la télévision.

L'Étoile de l'Orient, avec 456 passagers et membres d'équipage à bord, s'est retourné en moins de deux minutes lundi soir, par très mauvais temps, avant de s'échouer par 15 mètres de fond, une partie de la coque demeurant à l'air libre.

Seuls 14 survivants ont été comptés, la liste des morts s'allongeant elle durant toute la semaine, au fur et à mesure que les plongeurs et les sauveteurs retrouvaient des corps dans les eaux boueuses du Yangtsé.

Le dernier bilan, annoncé dimanche en fin de matinée par l'agence de presse officielle Chine nouvelle, se montait à 431 morts.

La tradition en Chine veut que l'on honore les morts au septième jour de leur décès, d'où la cérémonie dimanche, à laquelle le gouvernement était représenté par le ministre des Transports, Yang Chuantang.

Les navires alentour ont fait sonner ensemble leur corne de brume, tandis que les secouristes et les militaires présents inclinaient leur tête.

Le navire de croisière, qui est resté quille en l'air et au 9/10e immergé durant plus de trois jours, a été redressé dans la nuit de jeudi à vendredi par de puissantes grues, afin de faciliter les opérations de fouille du bâtiment.

Il ne reste plus d'espoir de retrouver des rescapés, ont admis les autorités.

L'Étoile de l'Orient avait été épinglé il y a deux ans pour des problèmes de sûreté, selon un document du Bureau des affaires maritimes de Nankin, mais aucune précision n'a été fournie sur son état au moment de l'accident.

Les autorités ont restreint l'accès au site de la catastrophe et les informations relatives sont étroitement contrôlées par Pékin. Les médias chinois ont reçu pour directives de s'en tenir aux informations positives décrivant les secours.

Il s'agit du pire naufrage en Chine depuis la prise du pouvoir par les Communistes en 1949.

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