Naufrage du Sewol: des parents endeuillés entament une longue marche

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Des proches de passagers décédés se sont fait raser la tête le 2 avril à Séoul.

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Agence France-Presse
SÉOUL

Le crâne rasé depuis peu et vêtus d'habits de deuil blancs, des parents de passagers décédés dans le naufrage d'un traversier sud-coréen en avril 2014 ont commencé samedi une longue marche pour réclamer une enquête indépendante.

À l'approche du premier anniversaire de la tragédie, plus de 200 personnes, pour la plupart des parents d'écoliers, participent à la marche, depuis la ville d'Ansan jusqu'à la capitale Séoul située à 35 kilomètres.

Le traversier de 6825 tonnes avait coulé au large de l'île méridionale de Jingo le 16 avril 2014 avec 476 passagers et membres d'équipage.

Sur les 304 victimes, 250 étaient des écoliers qui fréquentaient le même établissement.

«Près d'un an s'est écoulé depuis la tragédie, mais la présidente n'a pas tenu sa promesse. Nous allons à Séoul pour avoir des nouvelles», a déclaré Chun Myeong-Sun, un représentant des familles.

Le 2 avril, une cinquantaine de pères et mères de passagers décédés s'étaient rasé la tête en public à Séoul en signe de deuil et de détermination. D'autres ont fait de même juste avant le début de la marche, alors que certains parents en pleurs brandissaient des photos de leurs enfants disparus.

Les familles ont manifesté à plusieurs reprises au cours de l'année écoulée, réclamant une rencontre avec la présidente Park Geun-Hye et l'exhortant à tenir sa promesse de poursuivre la recherche des corps toujours disparus.

L'instruction avait mis en évidence une combinaison de facteurs expliquant la catastrophe, de la surcharge du navire à l'incompétence de l'équipage, en passant par des travaux d'agrandissement illégaux qui ont affaibli sa flottabilité. À la suite du désastre, la présidente avait promis une refonte complète des règles de sécurité en vigueur dans le pays.

La lenteur des secours avait également été mise en cause, de même que leur manque de coordination.

Après des mois de querelles politiques, le Parlement sud-coréen a voté en novembre la constitution d'une commission d'enquête indépendante sur le naufrage du Sewol.

Mais les familles des passagers décédés ou disparus accusent le gouvernement de chercher à influencer les travaux de cette commission en attribuant les postes-clés.

Le capitaine du traversier Lee Joon-Seok a été condamné en novembre à 36 ans de réclusion pour plusieurs manquements graves à ses devoirs d'officier. Trois autres gradés ont été condamnés à des peines allant de 15 à 30 ans de réclusion.

Les familles ont prévu de faire une veillée aux chandelles lorsque la marche arrivera à Séoul dimanche.

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