Népal: 35 000 manifestants, heurts avec la police

Les manifestants ont afflué à Katmandou en scandant... (PHOTO PRAKASH MATHEMA, AFP)

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Les manifestants ont afflué à Katmandou en scandant des slogans exigeant une nouvelle Constitution fondée sur un consensus et non un vote.

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Kamal PARIYAR
Agence France-Presse
KATMANDOU

La police népalaise a fait usage samedi à Katmandou de gaz lacrymogènes et de canons à eau pour disperser quelque 35 000 manifestants de l'opposition protestant contre le recours envisagé à un vote sur une nouvelle Constitution.

«Nous estimons à environ 35 000 le nombre de personnes qui participent au rassemblement», a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police Dinesh Acharya, tandis qu'un autre porte-parole a fait état du déploiement de 4000 policiers.

Les manifestants ont afflué à Katmandou en scandant des slogans exigeant une nouvelle Constitution fondée sur un consensus et non un vote.

Des affrontements ont éclaté lorsque des manifestants ont tenté de pénétrer dans une zone interdite près du Parlement, selon un journaliste de l'AFP. Les contestataires ont lancé des pierres sur les forces de l'ordre qui ont répliqué avec du gaz lacrymogène.

Selon Gopal KC, médecin à l'hôpital de Katmandou, 24 personnes ont été admises dans des services avec des blessures légères. Selon le porte-parole de la police Acharya, quatre policiers ont été blessés par des jets de pierres.

Le chef de l'opposition maoïste Pushpa Kamal Dahal, a averti au cours du rassemblement que de nouvelles manifestations auraient lieu si les députés ne renonçaient pas à la perspective d'un vote et ne retournaient pas à la table des négociations.

Les principaux partis népalais sont en désaccord sur des points cruciaux et ne sont pas parvenus à trouver un accord sur une nouvelle Constitution. La volonté du gouvernement de recourir à un vote a provoqué des protestations y compris au Parlement, aggravant les désaccords entre les partis au pouvoir et l'opposition dirigée par les maoïstes.

Aucune date n'a cependant été fixée pour le vote sur la Constitution, censée parachever le processus de paix amorcé en 2006 avec l'entrée sur la scène politique de la guérilla maoïste et la fin de l'insurrection qui a fait 16 000 morts.

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