Un Britannique avait fourni des explosifs à des Malaisiens en 2001

Saajid Badat, qui a bénéficié d'une libération anticipée,... (Photo Reuters)

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Saajid Badat, qui a bénéficié d'une libération anticipée, s'exprimait mardi par liaison vidéo depuis l'ambassade américaine à Londres. Il avait déjà témoigné lundi dans le procès à New York de Souleymane Abou Ghaith, un gendre de Ben Laden (photo).

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Agence France-Presse
NEW YORK

Un Britannique condamné en 2005 pour tentative d'attentat a affirmé mardi lors du procès du gendre d'Oussama ben Laden avoir donné en 2001 une chaussure explosive à des Malaisiens, dont un pilote de ligne, qui voulaient faire sauter un avion.

Saajid Badat, 34 ans, avait été condamné en 2005 à 13 ans de prison en Grande-Bretagne pour avoir projeté, avant d'y renoncer, de faire exploser un avion en décembre 2001 dans ce qui aurait été une double attaque simultanée, si Richard Reid était parvenu de son côté à faire exploser un vol Paris-Miami, avec une chaussure explosive lui aussi.

Pure coïncidence, ce témoignage de Saajid Badat, sur des faits remontant à 2001, est intervenu alors que les recherches pour tenter de retrouver un avion de Malaysian Airlines battent leur plein.

Saajid Badat, qui a bénéficié d'une libération anticipée, s'exprimait mardi par liaison vidéo depuis l'ambassade américaine à Londres. Il avait déjà témoigné lundi dans le procès à New York de Souleymane Abou Ghaith, un gendre de Ben Laden et ancien porte-parole d'Al-Qaïda, inculpé de complot visant à tuer des Américains, complot visant à apporter un soutien à des terroristes et soutien matériel à des terroristes.

Badat a expliqué dans son témoignage s'être fait confier deux chaussures explosives, alors qu'il s'était rendu au Pakistan en compagnie de Reid, d'une famille mauritanienne et «de quelques Malaisiens» d'Afghanistan en décembre 2001.

Selon lui, les Malaisiens formaient «leur propre équipe de quatre ou cinq personnes, dont un pilote» et projetaient de commettre un attentat. «J'ai donné une de mes chaussures aux Malaisiens. Je pense que c'était pour accéder au cockpit» d'un avion, a-t-il poursuivi, expliquant avoir rapporté la seconde chaussure aux Pays-Bas, puis au Royaume-Uni.

Le cerveau autoproclamé du 11-Septembre Khaled Cheikh Mohammed, surnommé KSM, qui avait participé à la mise en oeuvre de l'attaque à la chaussure piégée, a «évoqué le fait que (ces Malaisiens) avaient peut-être une espèce de plan», a déclaré à la cour Saajid Badat.

Selon l'ex-détenu, KSM avait un almanach présentant les plus grandes tours du monde. Après le 11-Septembre, il avait barré les «Twin Towers» du World Trade Center «pour nous amuser», a raconté Badat, soulignant que KSM cherchait d'autres gratte-ciel à attaquer, y compris sur la côte ouest des États-Unis.

Selon Saajid Badat, les Malaisiens devaient utiliser la chaussure explosive qu'il leur avait donnée pour ouvrir la porte du cockpit d'un appareil. Lui et Richard Reid, a-t-il poursuivi, ont rencontré «le chef du groupe malaisien», décrivant ces hommes comme «prêts à commettre un acte» terroriste.

Lors de leur rencontre a été évoquée la possibilité que la porte du cockpit soit fermée. «Alors je leur ai dit «pourquoi je ne vous donnerais pas une de mes chaussures pour l'ouvrir?»», a-t-il ajouté.




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