L'ONU veut se doter d'une force de réaction rapide de 15 000 Casques bleus

Des Casques bleus indiens affectés au Congo montent... (Photo d'archives AFP)

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Des Casques bleus indiens affectés au Congo montent la garde à Goma, capitale du Nord-Kivu.

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Agence France-Presse
NATIONS UNIES

L'ONU espère disposer d'ici la fin de l'année d'une force permanente de quelque 15 000 Casques bleus, capable de se déployer rapidement dans le cadre d'une opération de maintien de la paix, a indiqué jeudi un haut responsable des Nations unies.

Un minutieux processus de sélection est en cours depuis plusieurs mois pour choisir les pays et les unités qui pourraient y participer, a indiqué à la presse le patron du maintien de la paix Hervé Ladsous.

Il s'agit de s'assurer que les soldats pressentis sont correctement entraînés et équipés et qu'ils correspondent aux critères de discipline et de respect des droits de l'homme fixés par l'ONU.

Ces 15 000 hommes et leur matériel seront prêts pour, en cas de crise, mettre sur pied une mission de paix --comme au Mali ou en Centrafrique-- ou pour renforcer une mission existante connaissant des difficultés, comme au Soudan du Sud.

Une fois cette force de déploiement rapide créée, «la seule chose qui manquera sera la décision politique d'aller de l'avant», a expliqué M. Ladsous à la presse.

Le déploiement pourrait alors se faire dans «un délai très court», de l'ordre de 30 à 60 jours au lieu des six ou sept mois nécessaires actuellement pour monter de toutes pièces une opération.

«Ce sera un gros progrès», a-t-il souligné, qui a été rendu possible par des contributions au maintien de la paix annoncées en septembre dernier en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.

Cinquante-cinq pays avaient alors promis un total de quelque 50 000 Casques bleus supplémentaires, ainsi que des armements et des équipements.

Depuis lors, a indiqué M. Ladsous, des responsables de l'ONU ont effectué une vingtaine de visites dans des pays susceptibles de fournir soldats et policiers, «pour être sûrs de recruter les meilleurs».

Trente-cinq pays ont participé à la première étape de la sélection. Il est «encore un peu tôt pour donner des noms», a jugé M. Ladsous.

La Chine en particulier s'était engagée à fournir 8000 hommes, ainsi qu'une escadrille d'hélicoptères de transport destinée à être stationnée au Soudan.

«Une proposition tout à fait remarquable», pour M. Ladsous, qui va se rendre dans dix jours à Pékin pour en discuter.

Un bataillon d'infanterie chinois est déjà déployé au Soudan du Sud.

Plus de 100 000 soldats et policiers sont enrôlés dans 16 missions de maintien de la paix de l'ONU dans le monde.

Mais ce système repose beaucoup sur un petit nombre de pays en développement ou émergents (Bangladesh, Inde, Pakistan, Éthiopie, Rwanda). L'ONU cherche à le diversifier, d'autant que les conflits où des Casques bleus interviennent se sont multipliés ces dernières années.

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