L'aventurier Mike Horn ira du pôle Sud au pôle Nord

L'aventurier Mike Horn pose devant son voilier «Pangea», amarré... (Photo Lionel Cironneau, Associated Press)

Agrandir

L'aventurier Mike Horn pose devant son voilier «Pangea», amarré devant le Yacht Club de Monaco.

Photo Lionel Cironneau, Associated Press

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
MONACO

L'aventurier helvético-sud-africain Mike Horn - bientôt 50 ans et 25 ans d'aventures extrêmes dans les voiles et les semelles - entame dimanche depuis Monaco une expédition de deux ans qui le mènera du pôle Sud au pôle Nord.

«Je prends des risques calculés. Je ne suis pas fou. En revanche je trouve que c'est fou de porter une cravate pour aller au travail!», a-t-il déclaré vendredi à la presse, à deux pas de son voilier en aluminium «Pangea» amarré devant le Yacht Club de Monaco.

L'aventurier au visage buriné, qui se déplace avec son bateau et en 4X4 jusqu'aux points de départ de multiples étapes, sera lâché ensuite en autonomie complète dans les régions les plus reculées du monde.

L'expédition de 27 000 kilomètres se composera notamment de 7000 km parcourus à skis tiré par une voile durant quatre mois sur le continent antarctique pour rejoindre le pôle Sud.

Lors de précédentes aventures, il a réussi à parcourir jusqu'à 580 km par jour grâce à ce moyen de locomotion sur glace aidé par le vent.

Il finira son expédition au Groenland avec une étape de 8500 autres kilomètres dans la région du pôle Nord, avant de rentrer à Monaco en 2018.

S'il tirera sur la glace un traîneau avec 220 kg de matériel, il assure connaître suffisamment la nature pour se nourrir en chemin.

«J'ai près de 50 ans. Ça ne veut pas dire que vous ne pouvez plus rien faire! C'est une expédition qui est sans doute un peu ambitieuse, mais j'ai souvent vécu en dehors de ma zone de confort», explique l'intarissable Mike Horn.

À 18 ans, il travaillait pour les forces spéciales sud-africaines, une école de «discipline» et de «liberté» qui lui ont donné le goût de l'aventure, explique-t-il.

«J'aime l'incertitude, la peur. Ce que je fais me donne l'impression d'être vivant», confie-t-il.

Le bateau de l'explorateur mettra tout d'abord le cap vers l'Afrique et la Namibie dimanche, où Mike Horn traversera à pied le désert «en suivant la trace des éléphants qui cherchent des points d'eau», le temps de croiser quelques lions.

Au Botswana, dans le delta de l'Okavango, une rivière qui s'évapore avant d'atteindre la mer, il suivra les antilopes et se déplacera si besoin à la nage et en canoë.

Mike Horn passera aussi par la Nouvelle-Zélande, les îles de Papouasie-Nouvelle-Guinée, l'Himalaya, le Japon et la Russie...

Des scientifiques et des personnes chargées de documenter l'expédition embarqueront sur son voilier. «Aujourd'hui on peut partager grâce aux médias sociaux, les gens peuvent voyager avec moi», se réjouit-il. Une condition également exigée par ses commanditaires.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer