ONU: l'égalité hommes-femmes a encore du chemin à faire

Hillary Clinton (à droite) en compagnie de sa... (PHOTO RICHARD DREW, AP)

Agrandir

Hillary Clinton (à droite) en compagnie de sa fille Chelsea (au centre) et de Melinda Gates à la réunion annuelle de la Commission de l'ONU sur le statut de la femme, le 9 mars à New York.

PHOTO RICHARD DREW, AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
NATIONS UNIES

L'égalité hommes-femmes a encore de sérieux progrès à faire, ont constaté lundi deux des femmes les plus influentes de la planète, Hillary Clinton et Melinda Gates, lors de la réunion annuelle de la Commission de l'ONU sur le statut de la femme.

L'ancienne secrétaire d'État et la présidente de la fondation Gates ont dévoilé un rapport qui dénonce le peu de progrès fait depuis la conférence de Pékin en 1995, lors de laquelle un plan d'action avait été lancé pour atteindre l'égalité.

«Aujourd'hui, 20 ans plus tard, il est clair que nous n'en sommes pas encore là, nous avons encore beaucoup à faire pour y parvenir», a souligné Hillary Clinton.

Vingt ans après Pékin, souligne le rapport, les femmes sont «tout à fait minoritaires» dans les instances politiques, où elles représentent moins de 30 % des législateurs. Seuls 20 % des ministres en Amérique latine et en Afrique sont des femmes et elles sont souvent cantonnées dans la santé, l'éducation et les affaires sociales.

Des femmes tiennent les portefeuilles des finances ou du budget dans seulement 24 des 189 pays examinés dans le rapport, intitulé «Pas de limites, participation totale».

La femme n'est pas beaucoup mieux lotie dans le monde économique: en 1995 aucune femme ne dirigeait une des 500 plus grandes entreprises mondiales. Elles sont maintenant 5 % de PDG féminines, mais très inégalement réparties dans le monde (36 % des sièges dans les conseils d'administration en Norvège mais 8 % au Portugal, par exemple).

Mme Clinton a toutefois fait valoir des avancées pour les femmes dans beaucoup de pays en matière de santé, d'éducation et de législation: «Il n'y a jamais eu de meilleure époque pour être une femme», a-t-elle nuancé.

Pour Melinda Gates, ce rapport recense les points faibles de la parité autant qu'il «fixe des objectifs pour agir».

Mme Clinton doit participer mardi à la réunion de l'ONU sur les femmes pour souligner «ce qui reste à faire». Le rapport a été mis au point par les Fondations Clinton et Gates, le magazine The Economist et l'université de Californie à Los Angeles.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer