Le Japon va fournir une aide supplémentaire d'urgence de 50 millions de dollars sur trois mois pour soutenir les pays en développement face à la crise alimentaire, a annoncé vendredi le gouvernement à quelques jours du sommet du G8.

Le Japon qui avait déjà promis 200 millions de dollars d'aide d'urgence depuis le début de la crise, va envoyer 50 millions de dollars supplémentaires d'ici le mois d'octobre, car «la situation reste grave, notamment dans les pays en développement, a annoncé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Cette annonce a été faite à trois jours de l'ouverture du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des pays industrialisés du G8 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Russie), organisé par le Japon du 7 au 9 juillet à Toyako (nord), dans l'île de Hokkaido.

«Le problème de la montée des prix alimentaires est l'un des sujets les plus importants à aborder lors du sommet de Toyako», a souligné le ministère.

Les pays du G8 vont créer un groupe de travail pour lutter contre la crise alimentaire mondiale lors de ce sommet, a affirmé lundi le quotidien japonais Yomiuri Shimbun citant des sources gouvernementales.

Selon le journal, ce groupe de travail examinera notamment la possibilité de lever certaines restrictions aux exportations, qui empêchent les pays les plus nécessiteux d'avoir accès aux excédents alimentaires des pays riches.

Ces restrictions empêchent par exemple au Japon de réexporter d'énormes stocks de riz (environ 2,3 millions de tonnes) qu'il est contraint d'importer de l'étranger, conformément aux exigences de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Toujours selon le Yomiuri Shimbun, le groupe de travail du G8 se penchera aussi sur l'aide alimentaire d'urgence aux populations les plus pauvres et aux réfugiés, et sur la façon d'augmenter la production agroalimentaire.