Détection d'une nouvelle forme de pollution des sables bitumineux

Un site d'extraction des sables bitumineux.... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE)

Agrandir

Un site d'extraction des sables bitumineux.

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Les mines à ciel ouvert de sables bitumineux sont une importante source de pollution de l'air non détectée jusqu'ici, selon une étude d'Environnement Canada qui a mesuré pour la première fois cette pollution.

Les résultats de cette étude gouvernementale sont publiés dans la prestigieuse revue Nature, ce qui ne manquera pas de lui donner une résonnance sur toute la planète.

Selon les chercheurs d'Environnement Canada, les mines de sables bitumineux émettraient chaque jour entre 45 et 84 tonnes de fines particules polluantes appelées « aérosols organiques secondaires » (AOS).

La pollution des mines de la région de Fort McMurray serait comparable à celle émise par une grande ville comme Mexico ou Paris. Elle ferait de la région des sables bitumineux une des plus grandes sources d'AOS en Amérique du Nord.

Les aérosols organiques secondaires font partie du smog. Leur présence dans l'atmosphère est associée à un taux de mortalité pulmonaire et cardiaque plus élevée.

« Notre recherche suggère qu'on devrait tenir compte de cette pollution dans l'évaluation des impacts environnementaux des installations actuelles et futures d'exploitation de sables bitumineux et de pétrole lourd dans le monde », affirment les auteurs.

En plus du nord de l'Alberta, le pétrole lourd bitumeux est présent en Utah et au Venezuela, des lieux où son exploitation est à l'étude.

La recherche d'Environnement Canada s'appuie sur des analyses réalisées lors de vols dans des panaches de pollution qui se forment sous le vent de mines à ciel ouvert dans la région de Fort McMurray.

La pollution a été mesurée à 600 mètres d'altitude à des distances variant de 39 à 72 km des mines à ciel ouvert. Une partie de la pollution proviendrait aussi des installations de séparation du bitume et du sable par eau chaude.

Les chercheurs ont été frappés par le fait que le taux de pollution dans l'air ne diminuait pas avec la distance. « Cela nous indique qu'il y a une formation considérable d'AOS dans ces panaches, qui dépasse l'effet de dilution », précisent les chercheurs.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer