Sables bitumineux: difficultés pour surveiller la qualité de l'air

Un site d'extraction des sables bitumineux.... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE)

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Un site d'extraction des sables bitumineux.

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Bob Weber
La Presse Canadienne

Un élément-clé du programme de surveillance de la qualité de l'air dans la région des sables bitumineux de l'Alberta est cloué au garage, faute de moyens pour le remplacer.

Dans une lettre transmise à l'agence responsable des évaluations environnementales en Alberta, l'organisme qui effectue les tests de qualité de l'air indique que son unité mobile, construite en 1995, n'est plus fonctionnelle.

Kevin Percy, directeur de cet organisme, admet que les 22 stations locales au sol colligent toujours des données, mais qu'elles ne couvrent pas tout le vaste territoire, et qu'on ne pourrait pas répondre rapidement à une urgence environnementale.

Le fourgon est habituellement déployé, pour un total d'un mois chaque année, sur des emplacements industriels et dans des communautés qui le demandent.

L'organisme responsable, l'Association environnementale de Wood Buffalo, est financé par l'Agence d'évaluations environnementales de l'Alberta, qui reçoit elle-même 50 millions $ par année de l'industrie pétrolière. Selon M. Perry, l'agence a demandé à son organisme de conserver encore un an sa vieille unité mobile, afin de reporter le coût de son remplacement - 500 000 $.

La porte-parole de l'agence, Val Mellesmoen, a expliqué que son groupe réévalue tous les coûts de surveillance et d'évaluation environnementale, et que la contribution de l'industrie n'augmentera pas cette année.

Des responsables à l'agence avaient déjà prévenu que la contribution annuelle des pétrolières ne serait peut-être plus suffisante, compte tenu de l'agrandissement du secteur à surveiller.

Selon l'opposition néo-démocrate, cette affaire prouve que les activités de surveillance et de contrôle environnemental ne devraient pas être liées financièrement à l'industrie. «Ce gouvernement adore créer des agences, pour ensuite leur lier les mains», a soutenu la chef du NPD albertain, Rachel Notley.

Pour l'Institut Pembina, ce problème est attribuable au fait que l'agence doit en faire toujours plus avec les mêmes moyens. «(Le gouvernement) a confié à l'agence la tâche colossale de mener ses activités avec un budget fixe, alors que son rôle s'accroît constamment», a estimé Andrew Read.

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