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Ségolène Royal compte sur les femmes pour lutter contre le changement climatique

La ministre française de l'Environnement et de l'Énergie,... (PHOTO MOLLY RILEY, AGENCE FRANCE-PRESSE)

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La ministre française de l'Environnement et de l'Énergie, Ségolène Royal.

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Agence France-Presse
NATIONS UNIES

Les femmes sont les premières victimes du réchauffement climatique, mais elles sont aussi les plus aptes à y apporter des solutions, estime la ministre française de l'Environnement et de l'Énergie Ségolène Royal.

Mme Royal, présidente de la COP21, a présenté mercredi à New York une série de propositions pour promouvoir le rôle des femmes dans la lutte contre le changement climatique, en particulier en Afrique et en Asie.

Elle participait à une réunion organisée à l'ONU par l'Union africaine, en préalable à la cérémonie de signature vendredi de l'accord de Paris sur le climat.

Mme Royal préconise d'intégrer la dimension féminine dans toutes les contributions nationales soumises par les 195 pays qui ont conclu l'accord de Paris. Pour l'instant, seuls 36 % de ces engagements en font explicitement mention.

La ministre suggère aussi de « créer des écoles agricoles pour les femmes, avec des programmes intégrant les énergies renouvelables » et de promouvoir l'usage des fours solaires et des appareils de cuisson au biogaz.

« L'agriculteur en Afrique est d'abord une agricultrice » qui produit 80 % de l'alimentation, mais ne possède que 10 % des terres, souligne Mme Royal.

S'appuyant sur des exemples d'initiatives locales au Bénin ou au Sénégal, elle estime que les femmes « ne demandent qu'à agir et représentent une formidable énergie à encourager » par l'éducation, la formation à l'agronomie et des financements spécifiques.

Cela ne serait que justice puisque « les femmes sont les plus touchées par les catastrophes climatiques », note la ministre. « Soixante-dix pour cent des victimes du terrible tsunami de 2004 en Asie étaient des femmes : elles ne savent ni nager, ni grimper aux arbres, protègent leurs enfants avant elles-mêmes et sont peu associées aux programmes d'alerte ».

Plus de 160 pays vont signer vendredi à l'ONU l'accord sur le climat conclu le 12 décembre à Paris, dont la mise en oeuvre implique que l'économie mondiale tourne le dos aux énergies fossiles.

L'accord engage ses signataires à limiter la hausse de la température « bien en deçà de 2 °C » et à « poursuivre leurs efforts pour limiter la hausse de la température à 1,5 °C ».

« Sans les femmes, il est impossible de réaliser l'objectif des 1,5 degrés », affirme Mme Royal.

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