Un rapport suggère l'examen d'un nuage artificiel pour refroidir la Terre

Il pourrait s'agir d'un moyen rapide, efficace et... (Photo VANDERLEI ALMEIDA, AFP)

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Il pourrait s'agir d'un moyen rapide, efficace et relativement peu coûteux pour refroidir la Terre en reproduisant les effets naturels sur le climat de larges éruptions volcaniques.

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Seth Borenstein
Associated Press
WASHINGTON

Il est temps d'étudier et peut-être même de tenter l'expérience d'un refroidissement de la Terre par l'injection de pollution soufrée à haute altitude, indique mardi un rapport scientifique sans précédent aux États-Unis.

L'idée risque d'être considérée comme moins farfelue qu'elle ne l'était jusqu'à ce jour: reconfigurer intentionnellement le climat planétaire comme effort de dernier recours pour combattre le réchauffement climatique avec un nuage artificiel.

Dans un rapport nuancé en deux volumes, l'Académie nationale des sciences aux États-Unis affirme que le procédé ne devrait pas être mis en application immédiatement, car il est trop risqué, mais qu'il devrait être examiné et peut-être testé à l'extérieur à petite échelle. Il pourrait s'agir d'un moyen rapide, efficace et relativement peu coûteux pour refroidir la Terre en reproduisant les effets naturels sur le climat de larges éruptions volcaniques, mais les scientifiques reconnaissent le potentiel d'effets secondaires considérables et dangereux dont ils ignorent la nature.

Étant donné l'aggravation du réchauffement climatique et le fait que certains pays pourraient agir unilatéralement, les scientifiques font valoir que des études sont nécessaires pour évaluer les conséquences.

La présidente du comité, Marcia McNutt, éditrice du journal Science et ancienne directrice du U.S. Geological Survey, a affirmé en entrevue que le public devrait se dire à la lecture de ce rapport: «C'est tout à fait effrayant. S'il s'agit de notre ultime chance, dans quel monde effrayant vivons-nous?»»

Pour la première fois, un comité scientifique associé au gouvernement aborde un tel concept de nuage artificiel, ou géo-ingénierie. Mais même les auteurs du rapport minimisent une telle procédure et affirment qu'elle nécessiterait d'emblée une supervision de la part du gouvernement ou d'autres instances.

«Oui, des tests extérieurs à petite échelle pourraient être permis, mais il ne reviendrait pas seulement aux scientifiques de décider ce qui doit être autorisé ou pas, a exposé Mme McNutt. La société civile doit prendre part aux discussions pour tracer la ligne à ne pas dépasser.»

Et les scientifiques du comité ont fait valoir qu'une fois amorcé ce genre de géo-ingénierie, il serait difficile d'arrêter, car le réchauffement reprendrait avec une force comparable. Ainsi, la décision de projeter des particules de sulfate dans l'air devrait être maintenue pendant plus de 1000 ans.

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