Une autochtone albertaine en croisade contre Keystone XL

Titulaire d'une maîtrise en environnement de l'Université York... (Photo fournie par Greenpeace)

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Titulaire d'une maîtrise en environnement de l'Université York à Toronto, Melina Laboucan-Massimo travaille à temps plein pour Greenpeace. Elle était de passage à Montréal hier, avant de partir pour le Vermont, le Maine, le Connecticut et le Massachusetts.

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Alors qu'il reste un peu plus d'une semaine de consultation publique sur le projet Keystone XL aux États-Unis, Melina Laboucan-Massimo, autochtone du nord de l'Alberta, fait une tournée éclair des États du Nord-Est américain.

«Les impacts locaux des sables bitumineux ne sont pas bien connus, dit-elle. Je vais parler de l'intensité du développement et de ses répercussions sur la santé, le sol, l'eau et l'air. Je vais expliquer que l'expansion des sables bitumineux signifie l'extinction du caribou dans ma région d'ici 2050.»

Le mouvement autochtone est une force montante d'opposition à la croissance des sables bitumineux. Le mois dernier, une coalition d'autochtones canadiens et américains a promis une lutte sans merci contre tous les projets de pipelines.

Nouvelle génération

Mme Laboucan-Massimo fait partie d'une nouvelle génération de militants autochtones, instruits, éloquents et très motivés.

Titulaire d'une maîtrise en environnement de l'Université York à Toronto, elle travaille à temps plein pour Greenpeace. Elle était de passage à Montréal hier, avant de partir pour le Vermont, le Maine, le Connecticut et le Massachusetts.

Elle affirme que sa communauté d'origine va payer un prix élevé si la production des sables bitumineux double d'ici 2020 et triple d'ici 2030, comme le prévoit l'industrie. «Ce qu'on demande, c'est une transition juste vers les énergies vertes, dit-elle. À la place, on a ces investissements massifs dans les hydrocarbures, à coup de subventions. On nous enrôle de force dans cette économie des carburants fossiles.»

Stimuler la participation des citoyens

La tournée de Mme Laboucan-Massimo a pour but de stimuler la participation du public à la période de commentaires ouverte par le département d'État au sujet de son projet d'étude d'impact sur le pipeline Keystone XL.

Les opposants américains au projet souhaitent atteindre le chiffre symbolique d'un million de commentaires.

L'étude du département d'État a été critiquée dès sa sortie, le 1er mars, parce qu'elle concluait que le projet de pipeline n'avait pas d'impact significatif sur le climat.

Hier, une coalition de groupes environnementaux a publié un rapport qui estime que le pétrole qui transitera par le pipeline se traduira par des émissions de gaz à effet de serre (GES) de 181 millions de tonnes par année, soit l'équivalent de 38 millions d'automobiles ou de 51 centrales au charbon.

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