Cachets: les comédiens du film Secret d'hiver se disent floués

Les comédiens du film Secret d'hiver Patrick Labbé... (PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE)

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Les comédiens du film Secret d'hiver Patrick Labbé (photo) et Catherine Bérubé disent avoir été floués par la productrice exécutive du long métrage, Marie-Ange Barbancourt.

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Mario Cloutier

Dans une infolettre de l'Union des artistes (UDA), les comédiens Patrick Labbé et Catherine Bérubé disent avoir été floués par la productrice exécutive du film Secret d'hiver, Marie-Ange Barbancourt. Les comédiens n'ont pas été payés pour le tournage de cette coproduction franco-québécoise - majoritairement française - qui a eu lieu au printemps 2015 au Québec.

Un arbitre a été désigné par le ministère de la Culture l'an dernier pour tenter de régler le litige. Il a ordonné à la production de payer la somme réclamée par l'UDA pour les cachets des artistes, soit 80 000 $. Cette somme n'aurait pas été remboursée jusqu'ici puisque la société de Mme Barbancourt «n'a pas de fonds», selon l'UDA.

La présidente de l'Union des artistes, Sophie Prégent, indique que l'infolettre a été rédigée pour mettre en garde les membres quant aux agissements de certains producteurs. En raison du non-paiement pour Secret d'hiver, l'UDA a réclamé que Mme Barbancourt soit déclarée «producteur irrégulier», ce qu'elle a obtenu.

«Pour ce film, l'UDA a demandé un dépôt de 50 % du budget "interprètes" du film. Le contrat n'a pas été signé, mais le tournage a commencé tout de même. Mme Barbancourt a fait signer des anciens contrats qui n'ont plus cours», dit-elle.

Joint par La Presse, le coproducteur et scénariste français Damien Scimeca estime avoir été «escroqué» par son coproducteur français Marc Antona et par Mme Barbancourt, qui n'auraient pas respecté les contrats signés.

«Elle me doit près de 30 000 euros [42 000 $] et elle n'a jamais versé l'argent prévu lors de la coproduction pour la part canadienne du film.»

Le film n'a toujours pas pris l'affiche, mais M. Scimeca y travaille encore. «On le fait à notre rythme et avec de petits moyens», dit-il.

Les acteurs et les artisans français ont toutefois été payés, puisque la société française Haka Vision (de Damien Scimeca) a fait faillite et ce sont les assurances qui ont assumé ces coûts.

La productrice dénonce une «campagne de salissage»

De son côté, la productrice Marie-Ange Barbancourt affirme que c'est cette faillite qui est à l'origine du non-paiement des cachets québécois, mais elle n'a pas voulu répondre à nos questions sur le fond de cette histoire. Elle croit cependant que l'acteur Patrick Labbé a profité de sa notoriété pour dire des choses «mensongères» à son sujet et qu'il y a même là «matière à libelle».

«Ce qu'il a dit à la radio [à l'émission matinale de Paul Arcand, hier], c'est horrible. On ne peut pas fonctionner comme ça dans une société de droit. Je vais rencontrer mon avocat à ce sujet, parce qu'on ne peut pas faire une campagne de salissage en traitant les gens d'escrocs et en nous comparant à quelqu'un comme Vincent Lacroix.» 

Dans l'infolettre de l'UDA, le comédien est cité ainsi: «Marie-Ange est au milieu du cinéma ce que Vincent Lacroix était au milieu de la finance! Ce type de personne, on n'en veut pas dans l'industrie.»

Et au 98,5 hier matin, Patrick Labbé a ajouté: «Marie-Ange Barbancourt est un escroc professionnel. Elle nous a emmenés sur le bras à Paris au nom de la SODEC.» 

La productrice réplique qu'il s'agit carrément, à son avis, «d'incitation à la haine». Elle dit avoir reçu hier des messages sur les réseaux sociaux qui s'apparentent à des menaces.




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