44e Festival du nouveau cinéma de Montréal: la crème de la crème

Nicolas Girard Deltruc, directeur général du Festival du... (Photo Patrick SANFAÇON, La Presse)

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Nicolas Girard Deltruc, directeur général du Festival du nouveau cinéma (FNC) et Claude Chamberlan, directeur de la programmation.

Photo Patrick SANFAÇON, La Presse

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Fort de sa position enviable dans le calendrier, le doyen des festivals de cinéma montréalais peut se targuer d'offrir à peu près tous les films attendus des cinéphiles. Et même un peu plus encore.

Quand le cofondateur et directeur artistique du Festival du nouveau cinéma de Montréal, Claude Chamberlan, est monté sur la scène de l'Agora du Centre des sciences de l'UQAM pour dévoiler les titres des films retenus dans la section Présentation spéciale, l'image était quand même assez frappante.

«Nous avons l'Ours d'or du festival de Berlin, le Lion d'or de la Mostra de Venise, le Léopard d'or du festival de Locarno et la Coquille d'or du festival de San Sebastián!», a-t-il lancé.

Si la Palme d'or du Festival de Cannes lui a échappé (Dheepan ouvrira le festival Cinemania en novembre), le FNC peut en revanche miser sur plusieurs des titres qui ont fait l'événement sur la Croisette dans l'une ou l'autre des sections cannoises. Et aussi sur des films qui se sont déjà fait remarquer sur le circuit des grands festivals.

Outre Taxi (Jafar Panahi - Ours d'or à Berlin), Desde allá (Lorenzo Vigas - Lion d'or à Venise), Right Now, Wrong Then (Hong Sang-soo - Léopard d'or à Locarno), Sparrows (Rúnar Rúnarsson - Coquille d'or à San Sebastián) et Much Loved (Nabil Ayouch - Valois d'or à Angoulême, un film sur la prostitution marocaine interdit au Maroc), les cinéphiles montréalais pourront enfin découvrir des titres phares comme The Assassin (Hou Hsiao-Hsien), Cemetary of Splendour (Apichatpong Weerasethakul), Francofonia, le Louvre sous l'occupation (Alexandre Sokourov), La loi du marché de Stéphane Brizé (film qui a valu à Vincent Lindon le prix d'interprétation à Cannes), Louder Than Bombs (Joachim Trier), Mountains May Depart (Jia Zhangke), Trois souvenirs de ma jeunesse (Arnaud Desplechin), Youth (Paolo Sorrentino), Wilde Salomé (Al Pacino), Love (Gaspar Noé), sans oublier Room (Lenny Abrahamson), récent lauréat du Prix du public au festival de Toronto, et Everything Will Be Fine, le plus récent opus en 3D de Wim Wenders, grand ami du FNC.

Entre le «décollage» le 7 octobre avec Le tout Nouveau Testament (Jaco Van Dormael) et «l'atterrissage» avec The Forbidden Room (Guy Maddin) le 18, le FNC aura présenté un menu gargantuesque, constitué de 364 films (dont 151 longs métrages), en provenance de 60 pays. Une toute nouvelle section est même consacrée aux séries télé cette année.

16 films en lice

Deux films québécois ont été sélectionnés pour concourir dans la compétition internationale: Endorphine (André Turpin), lancé récemment au TIFF, de même que Les démons (Philippe Lesage), lequel vient tout juste d'être présenté au festival de San Sebastián. 

Le jury est composé de Richard Peña (ancien directeur du New York Film Festival et professeur de cinéma à Harvard), de la productrice Félize Frappier (Corbo, Ville-Marie) et du cinéaste Maxime Giroux (Félix & Meira). 

Parmi les films venus d'ailleurs, aussi en lice pour la Louve d'or, signalons Les deux amis, une réalisation de Louis Garrel, de même qu'El Club, le nouveau long métrage du réalisateur chilien Pablo Larraín (Grand Prix du jury à Berlin). 

À cet égard, la sélection venue d'Amérique latine s'annonce particulièrement riche, cette année. C'est aussi le cas des productions en provenance du continent asiatique.

Pour les curieux, le FNC a même prévu un programme consacré au cinéma... nord-coréen! Baptisée « Les mystères de Pyongyang: l'autre cinéma coréen », cette section regroupe quatre longs métrages «classiques», représentatifs du cinéma produit dans la patrie de Kim Jong-un au fil des ans. Dépaysement garanti.

Le FNC propose aussi de nombreux événements spéciaux ainsi que des hommages. Robert Frank, Manoel de Oliveira, Rabah Ameur-Zaïmeche, Barry Navidi et Omar Sharif sont les personnalités honorées cette année.

Beaucoup de films d'ici

Quand est venu son tour, le programmateur Julien Fonfrède, toujours en verve et en humour pince-sans-rire, n'a pas hésité à prédire une métamorphose du cinéma québécois. «Rien ne sera plus jamais pareil dès l'an prochain! a-t-il dit. Et ça commence avec Endorphine

Il est vrai que la sélection québécoise, principalement regroupée dans la section Focus, est particulièrement alléchante cette année. On remarque notamment les présentations en primeur nord-américaine d'Anna, le nouveau film de Charles-Olivier Michaud (dont la vedette est Anna Mouglalis), ainsi que du long métrage de Ryan McKenna Le coeur de madame Sabali. Voilà un film qui, selon Julien Fonfrède, représente parfaitement les enjeux et la mouvance de la société québécoise. «Vous prenez le coeur de Marie Brassard, vous le remplacez par celui d'une femme africaine, et tout change!»

Le très beau drame familial d'Anne Émond Les êtres chers, déjà présenté à Locarno et au TIFF, fait aussi partie du programme, de même qu'Early Winter. Rappelons que ce film de Michael Rowe, dont les vedettes sont Suzanne Clément et Paul Doucet, a remporté à Venise le prix du meilleur film de la section parallèle Venice Days.

Le 44e FNC se tiendra

du 7 au 18 octobre

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