Des employés du FFM disent attendre leur paye

Le Festival des films du monde a radicalement... (PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le Festival des films du monde a radicalement réduit ses dépenses l'an dernier. Les organisateurs ont assuré à leurs employés qu'ils seraient payés.

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Alors que le Festival des films du monde (FFM) bat son plein, des employés se plaignent de retards importants dans la paye et même de chèques sans fonds qui auraient été distribués depuis le début de l'été. Mais l'organisation, qui a radicalement réduit ses dépenses l'an dernier et dit bénéficier d'une très bonne affluence cette année, assure que tout rentrera dans l'ordre «dans les jours qui viennent».

Plusieurs employés du FFM ont appelé La Presse pour se plaindre de leur difficulté à se faire payer. Tous ont demandé qu'on ne publie pas leur nom de crainte des répercussions.

Ils citent des cas de payes attendues pendant plus d'un mois. Lorsque les chèques finissent par arriver, des employés se précipitent à la banque pour le faire certifier, car ils savent que des chèques précédents n'ont pu être honorés, faute de liquidités.

Leur témoignage concorde avec ceux d'un employé actuel et d'un ex-employé du festival publiés dans la Montreal Gazette hier qui dénonçaient la même situation. L'un d'eux racontait que des protestataires qui réclamaient leur argent avaient été menacés de poursuites par la direction. «Ça fait peur», disait-il.

Parole donnée

Le FFM emploie une demi-douzaine d'employés à temps plein durant toute l'année, une quinzaine d'employés occasionnels durant l'été, et environ 70 employés engagés uniquement pour les deux semaines de l'événement. Les retards de paiement concernent les employés occasionnels durant la saison estivale (les employés engagés uniquement pour les deux semaines du FFM sont payés après la fin de l'événement).

La Commission des normes du travail (CNT) a confirmé avoir reçu une plainte d'un employé contre le Festival des films du monde au sujet «du salaire qui ne lui aurait pas été payé par l'employeur». L'organisme gouvernemental poursuit son enquête dans ce dossier.

Le week-end dernier, en plein festival, les employés ont obtenu une lettre signée par le président du FFM lui-même, Serge Losique, assurant qu'ils seraient payés pour leurs semaines de retard au plus tard le vendredi 4 septembre, dernier jour ouvrable avant la fin du FFM. «Sa parole est donnée», a commenté un employé qui dit avoir bon espoir d'être payé.

Mais d'autres ne décolèrent pas. «C'est un manque de respect. On est pris en otages, et pendant ce temps-là, il fait des partys avec ses amis!», s'insurge une de nos sources.

Serge Losique a fait un exposé à son conseil d'administration sur la situation du Festival au cours des derniers jours, mais les membres que nous avons joints n'ont pas voulu donner de détails publiquement.

«M. Losique dit que quoi qu'il arrive, tout sera réglé dans les jours qui viennent», a commenté le porte-parole du FFM, Henry Welsh, joint par La Presse. Celui-ci a indiqué que l'affluence aux projections de films est encourageante en ce moment. «Les salles sont pleines», dit-il.

- Avec la collaboration d'André Duchesne et de William Leclerc

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