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      Le TIFF met la télévision dans les cinémas

      Southcliffe du réalisateur britannique Sean Durkin.... (PHOTO FOURNIE PAR LE TIFF)

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      Southcliffe du réalisateur britannique Sean Durkin.

      PHOTO FOURNIE PAR LE TIFF

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      Agence France-Presse
      Toronto

      Le Festival du Film de Toronto (TIFF) a franchi un pas jusque-là impensable cette semaine en diffusant des films produits pour la télévision, et ses organisateurs comptent bien pérenniser cette initiative.

      «Des films réalisés pour (la chaîne payante) HBO, par exemple, ont déjà dans le passé été diffusés dans des cinémas, mais on assiste désormais à l'effacement de la frontière entre le cinéma et la télévision», dit à l'AFP le directeur artistique du TIFF, Cameron Bailey.

      Le plus grand festival de cinéma d'Amérique du Nord présente notamment cette année la fiction en quatre épisodes Southcliffe, du réalisateur britannique Sean Durkin.

      Les épisodes de 45 minutes, qui racontent la vie d'un soldat britannique de retour d'Afghanistan, sont diffusés en un bloc, avec une pause entre chacun d'entre eux.

      Le public du TIFF peut également voir, pour la première fois en Amérique du Nord, Burning Bush, d'Agnieska Holland, série de trois épisodes de 80 minutes qui plonge dans la Tchécoslovaquie de 1969, après la répression du printemps de Prague.

      Les fans d'Edgar Reitz, auteur de la série historique Heimat, sur la vie d'un petit village allemand entre 1919 à 1982, ont pour leur part pu regarder Home from home, nouvelle réalisation du cinéaste allemand qui reprend le récit de la bourgade d'Heimat, mais au milieu du XIXe siècle. Le nouveau film, en noir et blanc, dure quatre heures.

      «Trois ou quatre heures, c'est beaucoup pour un festival de cinéma, mais la qualité est tellement élevée que nous invitons les gens à se régaler», a lancé M. Bailey.

      Le grand patron du TIFF relève d'ailleurs qu'il n'est «pas exceptionnel que les gens regardent toute une saison de House of Cards (produit et diffusé sur Netflix aux États-Unis et au Canada, présenté cette rentrée sur Canal+ en France), soit près de 13 heures de télévision, en un week-end».

      «Cela va devenir de moins en moins exceptionnel pour les gens de regarder quelque chose d'aussi long au cinéma», estime-t-il.

      Derrière l'intrusion du petit écran dans le 7e art réside un constat: «La qualité des émissions de télévision s'est améliorée radicalement, et désormais la télévision possède l'une des meilleures écritures et interprétations».

      Et pour celles et ceux qui n'auraient pas l'occasion de se rendre au TIFF, le festival vient de conclure un partenariat avec le site internet de vidéos Vimeo prévoyant la vente à la pièce en ligne des films diffusés en première mondiale à Toronto.

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