L'année Québec au festival de Sundance

Le long métrage Chorus de François Delisle, mettant... (Photo fournie par Media Films)

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Le long métrage Chorus de François Delisle, mettant en vedette Fanny Mallette, sera présenté en compétition officielle.

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Le cinéma québécois et ses artisans occuperont une place importante cette année au festival de Sundance, dont la prochaine édition s'amorcera le 22 janvier, à Park City en Utah.

Que ce soit dans l'une ou l'autre des sections de la programmation, il y aura un peu, beaucoup, passionnément de Québec dans plus d'une demi-douzaine d'oeuvres dont cinq seront présentées en première mondiale. Et pourtant, il n'y a pas d'hommage particulier consacré au cinéma québécois dans l'édition 2015 de Sundance. Les astres sont simplement bien alignés.

Nouveau long métrage de François Delisle, Chorus est en quelque sorte le fer de lance de la délégation québécoise. Le long métrage mettant en vedette Sébastien Ricard et Fanny Mallette est en effet présenté en compétition officielle dans la section World Dramatic qui compte 12 titres triés sur le volet.

Il y a deux ans, M. Delisle avait aussi présenté son film Le météore à Sundance. Il qualifie ce passage de «très positif» et a visiblement hâte d'y retourner.

«Sundance est un festival où les réalisateurs sont mis en valeur de façon exceptionnelle, dit le cinéaste en entrevue téléphonique. On se retrouve dans une grosse famille et on rencontre beaucoup de gens. C'est aussi un festival où le public est très présent. Ainsi, Le météore était inscrit dans la section [plus marginale: NDLR] New Frontier, mais les salles étaient pleines.»

Robert Redford

Lancé en 1978 par Robert Redford et quelques collaborateurs, le festival a toujours fait la part belle aux films indépendants. 

Au fil des ans, on y a vu des réalisateurs tels Quentin Tarantino, Paul Thomas Anderson, Darren Aronofsky, etc. Depuis l'instauration de son volet compétitif en 1984, des films tels Sex, Lies&Videotape, Fruitvale Station, A Brief History of Time ou encore Super Size Me y ont remporté des prix.

«Avec sa station de télévision et ses salles affiliées partout, le festival met le cinéma indépendant à l'avant-plan», dit François Delisle. 

Après Sundance, ce dernier ira présenter son film à Berlin avant de revenir au Québec pour la clôture des Rendez-vous du cinéma québécois.

Autres films

Outre Chorus, le long métrage documentaire The Amina Profile de Sophie Deraspe sera aussi en compétition, cette fois dans la catégorie World Documentaries. Encore ici, il y a quantité d'aspirants et peu d'élus, soit 12.

Le film de Mme Deraspe raconte le parcours de Sandra, une femme de Montréal qui entretient une liaison romantique et intellectuelle avec Amina, une Syrienne-Américaine établie à Damas qui affirme son homosexualité dans un blogue.

Dans la section New Frontier, on retrouvera l'oeuvre avant-gardiste The Forbidden Room du Manitobain Guy Maddin. Tournée à Paris et à Montréal (au Centre PHI), le film rend hommage au cinéma muet à travers une histoire déjantée construite à partir de plusieurs courts métrages.

Dans sa présentation, le festival de Sundance insiste sur la présence de Mathieu Amalric et Charlotte Rampling. Mais du côté montréalais, Maddin a travaillé avec Carole Laure, Roy Dupuis, Caroline Dhavernas, Karine Vanasse et plusieurs autres.

Coup de minuit

Avec sa section Midnight dont les films sont projetés sur le coup de minuit, le festival attire des cinéphiles purs, durs et un brin insomniaques. À eux, on propose huit oeuvres dont Turbo Kid, film de Anouk Whissell, François Simard et Yoann-Karl Whissell tourné à Montréal (Bain Mathieu, carrière Francon, tunnel Wellington) et dans lequel Laurence Leboeuf tient un rôle important.

Production majoritairement québécoise (EMA Films), ce film post-apocalyptique nous entraîne sur les pas de The Kid, un jeune survivant qui vend des reliques des années 80 pour s'acheter de l'eau potable.

En quoi Aloft, film de Claudia Llosa mettant en vedette Jennifer Connelly et Mélanie Laurent et présenté dans la section Spotlight, a-t-il une saveur québécoise?

La direction photo est signée Nicolas Bolduc. En janvier 2013, La Presse annonçait que M. Bolduc serait de ce projet dans lequel une femme (Connelly) part à la recherche d'un gourou dans l'espoir de sauver sa fille malade. Vingt ans après la disparition de cette femme, son fils se met à sa recherche.

Au Québec, Nicolas Bolduc a été le directeur photo du film Rebelle, réalisé par Kim Nguyen et produit chez Item 7. Or, justement, la maison Item 7 sera elle aussi à Sundance puisqu'elle est productrice minoritaire du film Brooklyn tourné en partie à Montréal l'an dernier.

Mettant en vedette Saoirse Ronan, le film raconte l'histoire d'une jeune Irlandaise qui quitte son pays natal pour recommencer sa vie dans le populaire quartier de la métropole américaine.

L'ONF ne sera pas en reste à Sundance en y présentant l'oeuvre interactive Way to Go de Vincent Morriset. À la fois jeu, berceuse, alarme, cette oeuvre constitue une exploration sur le thème du déplacement, alliant une approche cinématographique et des contrôles de jeu vidéo.

Le festival de Sundance se terminera le 1er février.

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