Image+Nation: optimisme, malgré la précarité

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Snails in the Rain

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Étienne Fortin-Gauthier
La Presse Canadienne
Montréal

Alors que la programmation de la nouvelle édition d'Image+Nation est sous le thème de l'optimisme, le plus ancien festival de cinéma LGBT au Canada est dans une situation plus précaire que jamais.

Même s'il est l'un des pionniers en Amérique en matière de cinéma lesbien, gai, bisexuel et transsexuel, le festival, qui débute jeudi soir, ne réussit pas à obtenir de subventions provinciales et peine à convaincre des commanditaires de l'appuyer.

La directrice du festival, Charlie Boudreau, dit ne pas comprendre comment le gouvernement provincial, qui accorde des subventions à bon nombre d'événements, peut refuser de financer le sien alors qu'il participe à enrichir le paysage culturel québécois depuis près de trois décennies. Dans ce contexte, la survie du festival est un combat constant, selon la directrice, qui qualifie de «squelettique» la structure de son festival.

Si l'argent est rare, l'offre cinématographique québécoise est plus importante que jamais pour ce 27e rendez-vous. Un nombre record de courts métrages québécois est au programme cette année, se réjouit Mme Boudreau. Une soirée intitulée «Queerment Québec» mettra en vedette ces productions d'ici et leurs créateurs qui seront présents pour répondre aux questions du public.

La sélection de films de cette 27e édition du festival est moins sombre que celle de l'an dernier, grandement teintée par la loi contre la «propagande homosexuelle» en Russie et les violences entourant le «mariage pour tous» en France.

Il reste que plusieurs films traitent des droits de la communauté LGBT. L'un d'eux, No Easy Walk to Freedom, s'intéresse au destin d'enfants indiens atteint du VIH/sida et vivant dans un orphelinat.

Des films universels

Les films présentés demeurent universels, insiste Mme Boudreau. «Pas besoin d'être un artiste pour aller à un festival sur l'art, il n'est pas non plus nécessaire d'être gai pour venir à notre festival. C'est important d'écouter les histoires des autres, même si ça ne correspond pas à notre réalité, car ça permet de comprendre l'humanité», ajoute-t-elle

Et l'appui du public est essentiel, particulièrement cette année, dit la directrice du festival.

«Les finances ne sont pas au rendez-vous pour faire un festival, mais on le fait quand même. Les gens doivent absolument être au rendez-vous pour nous appuyer. Il faut que le festival continue», lance Mme Boudreau.

En raison des contraintes financières du festival, l'événement n'est pas en mesure d'offrir des sous-titres pour tous ses films. Mais les organisateurs sont sensibles aux critiques de certains cinéphiles à ce sujet et ils ont fait un effort supplémentaire cette année en cette matière.

«Pour le film d'ouverture, on a payé deux fois plus cher pour en obtenir une version sous-titrée en français et on a davantage de films sous-titrés comparativement à l'an dernier», dit Mme Boudreau.

«Au premier regard», présenté en ouverture de festival, raconte le récit d'un adolescent brésilien aveugle, surprotégé par sa mère, qui tombe amoureux d'un ami de sa classe.

Des oeuvres de cinéastes des Pays-Bas, du Mexique, de la France, de l'Espagne, de la Hongrie et d'une dizaine d'autres pays sont aussi au programme.

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