Tournage d'Embrasse-moi comme tu m'aimes: fantasmes interdits

Un jeune homme (Émile Schneider) doit renoncer à... (Photo: Marco Campanozzi, La Presse)

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Un jeune homme (Émile Schneider) doit renoncer à partir combattre les Allemands pour s'occuper de sa soeur handicapée, car sa mère (Céline Bonnier) est souffrante.

Photo: Marco Campanozzi, La Presse

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Caroline Rodgers

collaboration spéciale

La Presse

À sa manière unique mêlant le rêve et la réalité, Embrasse-moi comme tu m'aimes, le prochain film d'André Forcier, explorera le thème délicat de l'inceste à travers une histoire d'amour troublante entre un frère et une soeur jumeaux. La Presse a visité le plateau de tournage, qui a commencé il y a deux jours.

La distribution, imposante, réunit deux jeunes acteurs, Émile Schneider et Juliette Gosselin, et des habitués des films de Forcier comme Céline Bonnier et Tony Nardi. On retrouvera à leurs côtés Roy Dupuis, Réal Bossé, Patrick Drolet, Antoine Bertrand, Mylène Mackay, Catherine De Léan, Luca Asselin dans les rôles principaux, et une foule d'acteurs connus dans les rôles secondaires, notamment Rémy Girard et Benoît Brière. Il y aura même des apparitions de Denys Arcand et du ténor Marc Hervieux.

L'histoire se déroule en 1940 alors que le jeune Pierre (Émile Schneider) souhaite aller à la guerre pour combattre le nazisme.

Son projet est contrecarré par le handicap de sa soeur jumelle Berthe (Juliette Gosselin) dont il doit prendre soin puisque leur mère Yvonne (Céline Bonnier), souffrant de rhumatismes, est incapable d'y arriver seule.

C'est Pierre qui aide sa soeur à prendre son bain et la borde au moment d'aller au lit. L'image de sa jumelle le hante et il est incapable d'embrasser une autre femme sans penser à elle. Et comme on est chez Forcier, fantasmes, rêves et réalité risquent de se confondre en un tout poétique, que le réalisateur lui-même qualifie de «réalisme magique».

Inceste

«Dans tous mes films, il y a des éléments oniriques, j'écris comme ça depuis longtemps. Ça transpire dans chaque scène. Parfois, on tourne une scène où il ne semble pas y avoir cette magie, mais elle apparaît à la répétition. On s'adapte en conséquence. Avec un artiste de la lumière comme Daniel Jobin comme directeur photo, c'est possible.»

Bien que le film se déroule durant la guerre, cette dernière est plus une toile de fond qu'un thème fondamental.

«Ce qui m'intéresse le plus, c'est la vie des personnages et la relation entre les jumeaux, ajoute Forcier. L'idée de traiter de l'inceste me titillait et la métaphore des jumeaux allait de soi. La guerre aide à la dramatique du film, mais ce n'est pas un film d'époque qui veut montrer des tramways et toute la ribambelle des clichés et de la nostalgie des années 1940.»

Le tournage se poursuivra en divers lieux de Montréal et de la banlieue jusqu'en juin.

Ils ont dit

Émile Schneider

«Le film traite en partie d'inceste, mais ce n'est pas cela l'histoire, à mon avis. On ne sera pas dans la perversité. C'est plus un film sur le fantasme et sur l'amour impossible, et des forces plus grandes que ce qu'il peut y avoir comme liens éthiques et acceptables dans la société.»

Juliette Gosselin

«Quand nous avons fait la première lecture du scénario ensemble, nous avons senti qu'il y avait déjà une complicité entre Émile et moi. Il y a des scènes qui nous font peur, mais c'est rassurant de penser que nous avons le même bagage comme acteurs et que l'on peut se soutenir l'un l'autre.»

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