Laura Wasser, reine des divorces de stars

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Véronique Dupont
Agence France-Presse
Los Angeles

Si vous êtes une star et que vous divorcez, priez pour l'avoir dans votre camp. Laura Wasser, qui défend Angelina Jolie face à Brad Pitt, règne sur les ruptures des riches, beaux et célèbres.

Sa liste de clients compte les plus grandes stars d'Hollywood: elle vient de défendre Johnny Depp face à Amber Heard, a représenté Megan Fox, Britney Spears, Heidi Klum, Stevie Wonder ou Maria Shriver face à Arnold Schwarzenegger, sans oublier Kim Kardashian et sa mère Kris Jenner.

La «Reine des dissolutions», également surnommée «Solution complète aux divorces à Hollywood», conseille à nouveau Angelina Jolie, après l'avoir aidée à mettre fin à sa brève union avec l'acteur Billy Bob Thornton en 2003.

La bataille contre Brad Pitt promet d'être rude: l'actrice et réalisatrice veut obtenir la garde de leurs six enfants et ne souhaite accorder à son futur-ex époux qu'un droit de visite, l'accusant d'abus d'alcool, de cannabis et d'accès de colères face à leurs enfants.

Laura Wasser en a vu d'autres et ses honoraires montrent qu'elle n'est pas là pour plaisanter: d'après Bloomberg, elle prendrait 850 $ de l'heure, avec un dépôt de 25 000 $. Minimum.

«C'est une très bonne avocate, la plupart du temps elle garde les affaires loin de la presse (à scandales), ses clients l'adorent», a commenté auprès de l'AFP Stacy Phillips, autre avocate de divorces en vue, qui a travaillé comme Wasser avec Britney Spears.

Large sourire, hâlée, brune aux longs cheveux épais, petite et fine, Laura Wasser est à 48 ans presque aussi glamour que ses photogéniques clients.

Cette fana des sacs Prada et des bottines Alaïa explique que le droit «coule dans ses veines», dans son livre de 2013 Comment divorcer sans détruire votre famille et faire faillite.

Trop de confidences sexuelles

La diplômée de l'Université de Berkeley est la fille d'un autre avocat renommé de Los Angeles, Dennis Wasser, surnommé «le renard argenté», avec qui elle travaille.

Cette mère célibataire de deux enfants de différents pères explique dans son livre que le divorce sans drame de ses parents est son modèle, et que selon elle, tout le monde, avant de convoler, devrait «suivre une formation».

Quand on appelle son bureau, on échoue sur un message automatique qui répète: «Bonjour, notre firme n'accepte pas les sollicitations de la presse».

L'avocate aime toutefois se montrer dans les magazines «glossy» où ses clients célèbres apparaissent souvent en couverture.

Elle a ainsi raconté dans un entretien à Vanity Fair qu'elle doit parfois remettre les idées en place à ses clients habitués à ce que le monde entier leur passe tout.

Lorsque l'un d'eux lui a demandé s'il pouvait mettre dans un contrat de mariage que sa femme devait perdre ses kilos de grossesse rapidement si elle voulait un bonus annuel, elle a répondu: «Mon vieux, on peut pas demander ça».

Elle dit aussi faire l'objet de bien trop de confidences sexuelles de la part de ses clients et s'empresse de leur dire qu'elle «n'a pas besoin d'entendre ni de voir tout ça». Et de les supplier: «S'il vous plaît, n'amenez pas de photo ou de vidéo!».

Selon Stacy Phillips, l'une des choses les plus difficiles lorsqu'on travaille avec des célébrités, c'est de se retrouver «sous l'oeil du public».

«Secouer Brad»

Laura Wasser déclarait elle-même à Vanity Fair que bien souvent, «on finalise tous les détails de l'accord de séparation avant de déposer le moindre document au tribunal» ou de publier le moindre communiqué.

Elle aide notamment ses clients à judicieusement choisir le moment d'annoncer leur séparation pour minimiser les turbulences médiatiques: de préférence après les Oscars, si possible en même temps qu'un autre divorce en vue pour faire diversion, et surtout, au lendemain du bouclage des hebdos de potins pour avoir une semaine de relative tranquillité...

Dans l'affaire Pitt-Jolie, qui s'étale d'ores et déjà dans la presse du monde entier, «peut-être qu'Angelina essaie juste de secouer Brad, ou alors elle se positionne» en choisissant d'aller à l'offensive, remarque Stacy Phillips.

Laura Wasser affirme dans Vanity Fair que s'il y a une chose qu'elle a apprise, c'est à ne pas présager de l'avenir d'un couple: «Les plus improbables durent parfois le plus longtemps. Ceux qui semblaient faits l'un pour l'autre implosent en un an».

Elle dit toutefois dans son livre garder un fond romantique: «J'adore les belles histoires d'amour et je pleure comme tout le monde aux mariages».

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