SÉRIE DVD/Orange is the New Black 1: prison dorée... pour les spectateurs

Orange is the New Black est une découverte. Il ne... (Photo fournie par la production)

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Orange is the New Black est une découverte. Il ne faut pas lire plus sur le sujet et plutôt plonger dans la série.

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La PresseSonia Sarfati 4/5

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Sonia Sarfati
La Presse

Ah, la satisfaction d'avoir pu éviter toute allusion au contenu d'Orange is the New Black (sauf pour se faire dire que c'est excellent), dont la première saison (13 épisodes, en anglais ou en français) est sortie hier en DVD!

La satisfaction de découvrir ces personnages hautement imparfaits mais auxquels, graduellement, on s'attache. La satisfaction de mettre les pieds dans un univers... disons réalistement surréaliste: on croit aux situations et aux gens mais tout est juste un peu «trop». Volontairement. On évite ainsi l'apitoiement et le misérabilisme.

La recette est celle qui avait fait mouche pendant une grande partie de l'aventure Weeds, aussi issue du cerveau assez tordu (yé!) de Jenji Kohan.

Inspirée de la biographie de Piper Kerman, la série (dont la deuxième saison commencera le 6 juin sur Netflix, qui la coproduit) suit Piper Chapman, bisexuelle maintenant fiancée à Larry, qui écope d'une peine de prison de 18 mois pour avoir, une décennie plus tôt, transporté de la drogue pour son amante, Alex. Qui est incarcérée dans la même institution. De même que Miss Claudette, Crazy Eyes, Red, Taystee, Pennsatucky, Burset, etc. Pour garder un oeil dessus, Sam Healy, Bennett, celui que les filles surnomment Pornstache, et quelques autres.

Les incarnent, des acteurs que l'on ne connaît pas ou peu, ce qui facilite, pour le spectateur, la fusion entre le personnage et son interprète. Crédibles, bien dirigés et servis par des textes forts, ils racontent le quotidien des prisonnières et, par l'intermédiaire de formidables et surprenants retours en arrière (vraiment, ces capsules temporelles sont des joyaux d'originalité, de pertinence et de critique sur la société américaine), leur passé.

Un(e) transsexuel(le) qui ne peut plus obtenir ses hormones; une folle de Dieu qui croit faire des miracles; une Latina qui tombe amoureuse d'un des gardiens; une droguée qui s'est donné pour mission de rembourser tout, vraiment tout, ce qu'elle a «emprunté » quand elle était dans la rue; une religieuse et une prof de yoga (mais l'étaient-elles avant la prison?); et à travers ça, Piper qui veut bien faire, qui fait systématiquement mal, qu'on a envie de gifler puis de consoler.

Vraiment, une découverte. Il ne faut pas lire plus sur le sujet et, plutôt, plonger dans Orange - même si c'est la pire du des couleurs. D'accord, avec turquoise.

ORANGE IS THE NEW BLACK

CRÉÉE PAR JENJI KOHAN. AVEC TAYLOR SCHILLING, LAURA PREPON, KATE MULGREW, MICHAEL J. HARNEY, MICHELLE HURST.

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