Frissons TV, une chaîne pour les amateurs d'horreur

Avec Frissons TV, Sylvain Gagné vise surtout les... (PHOTO HUGO-SéBASTIEN AUBERT, LA PRESSE)

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Avec Frissons TV, Sylvain Gagné vise surtout les amateurs d'horreur de 35 à 54 ans, qui sont abonnés au câble. Les plus jeunes, s'ils sont les plus friands d'horreur, vont plutôt voir les films en salle, constate l'entrepreneur.

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Marissa Groguhé
La Presse

Les amateurs de films d'horreur ont maintenant accès à une programmation entièrement consacrée à l'épouvante sur la nouvelle chaîne indépendante Frissons TV, lancée cet automne. Du contenu parcourant 80 ans d'histoires d'horreur: des films à succès, de série B ou des classiques du genre et trois séries originales sur le feu. Le tout en français.

«C'était une idée qui me trottait dans la tête depuis 2005», dit son propriétaire, Sylvain Gagné. Cette année-là, il occupait un haut poste à la distribution chez Lionsgate lorsqu'il a réalisé le potentiel d'une chaîne spécialisée en contenu d'épouvante. «Ils avaient une librairie de films d'horreur assez énorme, raconte-t-il. Je recevais des rapports de ventes et je me disais qu'il y avait un vrai marché là.»

À l'époque, les clubs vidéo roulaient toujours et les chaînes généralistes présentaient encore des films régulièrement. «Ce n'était pas le bon moment», affirme-t-il.

Douze ans plus tard, la création de Frissons TV semble plus que jamais représenter un saut dans le vide. Pourquoi miser sur une chaîne spécialisée en 2017? «Notre plan d'affaires se tient: le produit n'est pas diffusé et les gens veulent le voir», répond-il avec assurance, arguant que même le géant Netflix ne présente que très peu de titres d'horreur, encore moins en français. «Ce n'est pas vraiment un compétiteur.»

Un buzz

Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a approuvé les demandes de licences pour une chaîne en français et une autre en anglais en 2014. Après maintes négociations avec les câblodistributeurs et quelques sondages auprès des téléspectateurs, Frissons TV a été lancée il y a quelques jours seulement.

Les chiffres de Vidéotron, qui la diffuse en exclusivité jusqu'en octobre, ne sont pas encore sortis, mais «le buzz est énorme», assure Sylvain Gagné. Sur les réseaux sociaux, l'engouement est manifeste. Il a d'ailleurs fallu engager un employé de plus pour gérer ce volet. «La première fin de semaine, on a eu plus de 4500 demandes [sur Facebook]», lance l'entrepreneur.

Une passion avant tout

Le potentiel du marché du film d'horreur n'est pas l'unique ni la principale motivation derrière Frissons TV. Le fondateur de la chaîne spécialisée est lui-même un grand adepte du cinéma d'épouvante, sans toutefois être un «geek», précise-t-il. «J'aime ça depuis que je suis tout petit.» 

Pour lui, le déclic s'est fait avec Fantasme, film américain sorti en 1979. L'intrigue, campée dans un décor de pompes funèbres, combine surnaturel et horreur. «C'est [ce film] qui a vraiment eu un impact.»

Aux yeux de l'entrepreneur, les films d'horreur se comparent à «des montagnes russes de fête foraine». 

«C'est de la peur par procuration. Tu vis quelque chose que normalement tu ne vivrais pas.»

C'est ce qui attire le public âgé de 18 à 24 ans, le plus friand de productions d'horreur, selon un sondage réalisé par l'entreprise. «Mais ils ne sont pas câblés et vont plutôt voir les films en salle», explique Sylvain Gagné.

Après avoir réinterrogé les téléspectateurs plus exhaustivement, on a constaté que «la portion 35-54 ans de la population représente 45 % du marché». «Et eux ont le câble, note le propriétaire. Alors on s'est dit qu'on n'était pas dans le champ avec notre idée, après tout.»

La suite

À court terme, l'équipe de Frissons TV entend achever la conception de trois contenus originaux: L'effet frissons, déjà diffusée depuis quelques jours, Blackout et Horreur express, des émissions abordant l'horreur sous différents angles.

«Éventuellement, on veut aller dans la fiction», déclare M. Gagné. L'objectif de l'entreprise: joindre ses forces à celles d'autres chaînes d'horreur au Royaume-Uni, aux États-Unis et en France pour coproduire des séries originales, basées sur deux livres dont M. Gagné préfère taire les titres pour l'instant.

À l'heure actuelle, toutes les énergies sont dirigées sur les premiers pas de Frissons TV. «On va travailler pour que tout roule bien pour la chaîne francophone et ensuite se développer, résume Sylvain Gagné. On est une petite entreprise québécoise qui veut percer.»

Frissons TV sera offerte en français presque partout au Québec à partir de la mi-octobre; tous les amateurs de films d'horreur du pays pourront pour leur part s'abonner au pendant anglophone dès les premiers mois de 2018.




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