La fin du monde est... en 2017!

Les anciens collaborateurs de La fin du monde... (Photo fournie par ICI Radio-Canada)

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Les anciens collaborateurs de La fin du monde est à 7 heures se réunissent autour de Marc Labrèche à l'occasion d'une émission spéciale d'Info, sexe et mensonges.

Photo fournie par ICI Radio-Canada

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Pour ceux qui ont adoré la douce folie de La fin du monde est à 7 heures à TQS de 1997 à 2000, Marc Labrèche a organisé des retrouvailles avec l'équipe originale pour une émission spéciale d'une heure d'Info, sexe et mensonges. Nous avons posé trois questions aux invités très spéciaux de cette émission: Paul Houde, Isabelle Maréchal, Patrick Masbourian et Pierre Brassard, un collaborateur plus tardif de Labrèche. Quant à Marc Labrèche et Jean-René Dufort, ils étaient plongés dans les derniers milles du Bye bye et du bilan Infoman de 2016.

Leur plus beau souvenir de La fin du monde

Patrick Masbourian: «C'est la chimie dans l'équipe, qui s'est installée assez rapidement et de façon exceptionnelle. Une chimie qui a pu s'enrichir tout au long de ces trois années pour la simple raison que le concept était plus fort que nous. C'était impossible à l'écran d'avoir la grosse tête ou de faire un trip individualiste. On était vite ramenés à l'ordre, même dans le cadre de l'émission. Ça a contribué à un climat d'équipe, incluant les scripteurs et les recherchistes.»

Paul Houde: «Effectivement, c'était la mise en commun de tout le monde qui travaillait à bien faire son segment. Quand tu faisais ça, La fin du monde devenait un collage, un amalgame. Bien sûr, tout ça se tenait parce que Marc était là. Nous, on faisait notre petit truc, et souvent Marc n'avait même pas vu ce qu'on faisait, ce qui donnait une réaction spontanée.»

Isabelle Maréchal: «C'est l'expérience de groupe qu'on a vécue à ce moment-là. On vivait quelque chose qui était assez unique et intense, puisque ça a duré trois ans. On croise encore aujourd'hui des gens qui continuent de rêver que La fin du monde revienne. C'est l'émission en elle-même qui est pour moi mon plus beau souvenir, le fait de faire partie de ce mouvement de groupe, qui se faisait dans la naïveté, l'idée qu'on peut tout faire, la folie. J'étais la seule fille, ç'a été particulier. Mais j'ai toujours été la seule fille quelque part, c'est dans mon karma!»

Leur résumé de l'année 2016

Pierre Brassard: «À l'image de Pokémon Go: on regarde souvent trop par terre à la recherche de quelque chose qui n'existe pas.»

Paul Houde: «C'est une année qui a été dominée par l'élection présidentielle américaine et surtout le résultat de l'élection. La campagne a été effroyable, le résultat a été absolument hallucinant. [...] Les sondeurs ont été complètement mystifiés. Ça repoussait les limites de ce qui est "acceptable" et ce qui est impossible est "réalisable". Juste le fait qu'au Québec on se tourne vers Rambo Gauthier, on pourrait penser que c'est une blague, mais attendez de voir ça en 2018. Moi, il n'y a plus rien qui me surprend!»

Patrick Masbourian: «Le mot qui résume l'année pour moi, c'est "surprise". On connaît tous l'expression "la réalité dépasse la fiction" et je pense qu'on en a eu la preuve. Je me revois quand Trump s'est lancé dans la course: j'étais convaincu qu'il ne réussirait pas, que ça allait juste donner un bon show. Même discours quand il a gagné l'investiture: c'était impossible qu'il gagne les élections. Entre la fin et le début de l'année, ç'a été une année de surprise totale.»

Isabelle Maréchal: «Je suis contente que ce soit fini. J'ai trouvé que c'était une année difficile pour plein de raisons, mais surtout d'un point de vue socioéconomique. Je trouve qu'au Québec, on s'est fait passer beaucoup de choses qu'on ne devrait pas tolérer comme citoyens. Ça va des 800 millions de salaires payés aux médecins sans que ça change quoi que ce soit aux services, le chou-fleur à quatre piasses, jusqu'à l'austérité qui continue alors qu'on n'a jamais voté pour un programme d'austérité. Mais l'ultime sapin qu'on nous a passé - et même si on n'est pas américains, ça va nous influencer - c'est l'élection de Donald Trump. J'en reviens pas encore!»

Leurs souhaits ou craintes pour 2017

Paul Houde: «Pour moi, 2017 est complètement défini par 2 minutes 40: je m'en vais à l'éclipse totale du soleil le 21 août qui traverse les États-Unis au complet. Je suis comblé par l'éclipse totale de soleil. Je vais au Kentucky, ça va être ma onzième éclipse. Mon année passe par "pas de nuages le 21 août"!»

Patrick Masbourian: (à Paul Houde) «C'est une métaphore de ce qui nous attend peut-être du côté de la Maison-Blanche! Moi, j'espère beaucoup en tant qu'ex-Montréalais - parce que je vis maintenant à Longueuil - des festivités du 375 [anniversaire de Montréal]. C'est à la fois ce qui m'excite le plus et ce qui me fait le plus peur. J'ai peur que ce soit un pétard mouillé, autant du côté de l'organisation que de la couverture médiatique où on pourrait s'acharner sur des ratés. J'ai envie d'une belle fête pour la ville où j'ai grandi, que j'ai habitée si longtemps et que j'aime profondément.»

Isabelle Maréchal: «Je pense que dans toute cette tourmente globale, on aurait avantage à se tourner plus vers notre cocon. J'ai l'impression que les gens vont être plus individualistes, mais ce n'est pas forcément mauvais. C'est-à-dire se tourner plus vers des valeurs familiales, d'entraide, d'échange, et de gratitude aussi. Je sais que c'est un mot à la mode, mais ç'a été mon mot-clé cette année. Nous, on échappe peut-être en partie à cette tourmente-là, qui frappe plus certains coins du monde. Mais avec Trump, on sait jamais. Tout nous ramène à Trump!»

Pierre Brassard: «Qu'on ne dise plus: "Parce qu'on est en 2016." O.K., Justin?»

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Info, sexe et mensonges du temps des Fêtes sera diffusée ce soir, à 22 h 30, à ICI Radio-Canada ainsi que le 23 décembre à 23 h, le 24 à midi, le 25 à 16 h et le 26 à 20 h.




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