OSM / Dvorak et un peu plus

Le «chef en résidence» Nathan Brock... (Photo: site internet de Nathan Brock)

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Le «chef en résidence» Nathan Brock

Photo: site internet de Nathan Brock

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Claude Gingras

Stimulante initiative de l'OSM, cette adaptation de la formule Beyond the Score, c'est-à-dire Au-delà de la partition, lancée en 2005 au Chicago Symphony et consistant à accompagner une oeuvre substantielle d'une «présentation dramatique» englobant du parlé, des projections sur grand écran et des exemples musicaux.

La première oeuvre offerte par l'OSM dans ce contexte nouveau fut la quatrième Symphonie de Tchaïkovsky, le 17 mai dernier. Cette saison, l'OSM procède plus tôt, au milieu des grands froids de février, avec la Symphonie du Nouveau Monde de Dvorak, composée, comme on le sait, aux États-Unis. Le public qui remplissait la Maison symphonique mercredi soir a suivi avec un intérêt évident ce qu'on lui racontait et lui montrait, il a ensuite écouté dans le plus beau silence (et sans applaudir entre les mouvements!) l'interprétation étonnamment sentie que le «chef en résidence» Nathan Brock a obtenue de l'orchestre, puis il a longuement exprimé son plaisir, si bien qu'on peut déjà annoncer que l'expérience reviendra la saison prochaine. Rien de sûr encore, mais il est question d'un Beethoven: l'Eroica ou la Cinquième.

Une seule réserve: la «présentation dramatique» est beaucoup trop longue et comporte des temps morts. Par exemple, tout ce baratin autour de Hiawatha de Longfellow, l'une des sources d'inspiration de Dvorak. Au total, le préambule faisait 68 minutes, alors que la symphonie, jouée avec toutes ses reprises, en faisait 43.

Abstraction faite de sa durée abusive, la «présentation dramatique» apportait à l'oeuvre la plus célèbre de Dvorak des éléments visuels et historiques captivants et, dans bien des cas, inédits. Ainsi, ces vieux films du New York de 1893, que connut Dvorak, et des chants et danses des Indiens, qui le fascinèrent. Le narrateur Georges Nicholson et le comédien Raymond Cloutier incarnant Dvorak furent impeccables et une chanteuse noire en flamboyante robe rouge, Kim Richardson, compléta l'atmosphère avec des negro spirituals comme en entendit le compositeur.

Après l'entracte, l'assistant de Kent Nagano tira le maximum de cette rare occasion qui lui était donnée de défendre une oeuvre importante. Il y révéla de réelles qualités de chef et surtout d'interprète, et d'autant plus que l'OSM sonnait magnifiquement à tous les niveaux.

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ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL. Chef invité: Nathan Brock. Georges Nicholson, narrateur, Raymond Cloutier et Philippe Robert, comédiens, et Kim Richardson, chanteuse, avec John Sadowy au piano. Mercredi soir, Maison symphonique, Place des Arts.

Programme:

Symphonie no 9, en mi mineur, op. 95, B. 178 (Nouveau Monde) (1893) - Dvorak, précédée d'une «présentation dramatique».

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