Julien Clerc: un album à l'accent britannique

Le 23e album de Julien Clerc, Partout la... (Photo: fournie par Warner Music)

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Le 23e album de Julien Clerc, Partout la musique vient, a été enregistré à Londres.

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Depuis Double enfance (2005), Julien Clerc ne déroge pas à la règle: tous les trois ans, il tente de se réinventer avec un nouvel album. Après le très symphonique Fou, peut-être (2011), le chanteur de 67 ans est de retour avec Partout la musique vient, un 23e album infusé de pop britannique des années 60.

«J'avais vraiment envie d'un album rythmé. Je ne sais pas comment c'est au Québec, mais en France, l'ambiance est plutôt morose! Les gens ne sont pas très heureux. Alors j'ai voulu amorcer l'album avec une chanson up-tempo comme On ne se méfie jamais assez», lance Julien Clerc. Avec Partout la musique vient, pas question pour le chanteur de faire pleurer dans les chaumières. On y retrouve 12 titres un peu plus pop que ce à quoi Julien Clerc a habitué son public ces dernières années. Bien qu'il chante la séparation, la mélancolie et le temps qui passe, pas besoin de sortir les violons.

Et c'est sans aucun doute son amour pour la pop britannique des années 60 qui a le plus inspiré le choix musical du chanteur dans cet album enregistré à Londres pendant trois mois.

Son britannique

Alors qu'à 14 ans, le coeur de Julien Clerc bat pour le jazz, le blues et la musique classique, tous ces styles musicaux sont rapidement balayés après une seule et unique écoute d'I Want to Hold Your Hand des Beatles. «C'est devenu mon groupe préféré, et de loin», se souvient le chanteur, tombé amoureux de la pop britannique des années 60, comme The Animals.

«Au niveau technique, c'est toujours vraiment parfait: il y a un son british que j'aime bien», dit-il.

Quarante-cinq ans de carrière plus tard, Partout la musique vient a été enregistré en partie dans les studios Air (pour les cordes et les cuivres), une ancienne église du quartier de Hampstead recyclée en studio en 1969 par George Martin, le producteur des Beatles. Le reste de l'album a été fait dans le studio du producteur écossais Jimmy Hogarth.

«Ma volonté d'avoir plus de rythme sur ce disque m'a poussé à enregistrer avec un réalisateur anglo-saxon. J'ai choisi l'Écossais Jimmy Hogarth, qui a travaillé avec un panel d'artistes incroyables comme James Blunt, Amy Winehouse ou Suzanne Vega, pour qui il a fait un album qui a remporté un Grammy», précise Julien Clerc.

Fidèle interprète et compositeur

Auteur du texte de La nuit, c'est tous les jours dans l'album Fou, peut-être, Alex Beaupain signe 7 des 12 titres de Partout la musique vient.

«Comme je n'écris pas les paroles, je voulais qu'Alex [Beaupain] soit la colonne vertébrale de ce disque. Je pense qu'il est le meilleur auteur de sa génération, et de loin!»

«Je savais qu'il serait parfait pour mettre des paroles sur des chansons rythmées», précise Julien Clerc, qui a également fait appel à de fidèles collaborateurs comme Carla Bruni, qui lui a déjà écrit plus d'une douzaine de chansons.

«La dernière chanson que j'ai reçue alors que le disque était déjà presque terminé est Le chemin des rivières, écrite par Carla, tout comme Les amoureux. J'en ai fait la musique en 15 minutes et je me suis rendu compte que ça pourrait être une chanson importante sur l'album. Alors je suis retourné en studio l'enregistrer», dit-il.

Julien Clerc a aussi demandé à Maxime Le Forestier, autre collaborateur de longue date, de participer à cet opus avec On va, on vient, on rêve.

«Je suis parti d'un texte de Victor Hugo, Le regard d'une femme, qui explique que lorsque pris dans le regard d'une femme, on se retrouve dans un engrenage tranquille auquel on ne peut échapper. Au milieu de ce poème, on retrouve On va, on vient, on rêve et j'avais composé la musique sur ces mots pour en faire un refrain. J'ai demandé à Maxime s'il voulait tenter d'écrire un texte là-dessus», explique le chanteur.

Rencontré sur l'album Double enfance, sorti en 2005, Gérard Duguet-Grasser, qui a écrit depuis dans tous les albums de Julien Clerc, se retrouve sur Partout la musique vient.

«Il m'a écrit Long Distance Call et Violette et Pierrot, deux ovnis comme seul lui sait le faire. C'est toujours un peu cinématographique, ce qu'il raconte. Il est déchargé du poids des chansons plus populaires que j'ai réservées à Alex Beaupain», conclut le chanteur, qui amorcera en 2015 une tournée de concert en France.

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POP. Partout la musique vient. Julien Clerc. Warner Music.

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