Fire/Works: mettre le feu partout

Les deux gars de Fire/Works, Jonathan Peters et David... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE)

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Les deux gars de Fire/Works, Jonathan Peters et David Lagacé, ne sont ni des intellos ni des concepteurs pointus, mais des créateurs allumés.

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La scène anglo indie de Montréal peut compter sur de nouveaux arrivants regroupés au sein de Fire/Works. Nouveaux arrivants par leur modeste rayonnement, à vrai dire, car le groupe qu'ils ont fondé existe depuis 2011. Voici la belle initiative d'une paire de francophones issus de la première couronne (Laval, Repentigny) et dont les chansons d'expression anglaise couronnent un vrai travail de création. En feu, certes, mais sans artifices.

L'été dernier, un spectacle présenté à la Sala Rossa à l'occasion d'Osheaga nous avait mis la puce à l'oreille. La sortie de l'album Shenanigans fournit prétexte à cette première rencontre dans un café du quartier Centre-Sud.

De prime abord, David Lagacé et Jonathan Peters sont des gars cool, affables. Ils ne s'expriment pas dans un langage châtié, préconisent un français familier avec un accent keb rien de plus courant. Ne sont ni intellos ni concepteurs pointus. Créateurs allumés, ça oui.

David: «J'ai toujours gravité autour de la musique; je l'ai étudiée au collège Marie-Victorin, puis j'ai fait une année en guitare à l'UQAM.»

Jonathan: «J'ai étudié le cinéma au cégep Montmorency et j'ai fait de l'illustration. C'est ce qui me passionnait jusqu'à ce que je me mette à enregistrer des chansons.»

Les premières étincelles de Fire/Works ont jailli il y a trois ans.

David: «Nous nous étions retrouvés quatre gars dans un chalet. Jonathan et moi avions aimé la vibe qui passait entre nous. Nous avons alors enregistré des chansons, et un premier maxi est né de cette rencontre.»

Après ce feu de camp, nos deux interviewés se sont retrouvés en tandem:

Jonathan: «Nous nous sommes inscrits au concours Diapason de Laval. Nous nous sommes produits en duo et avons gagné. Nous avons créé un maxi, puis un album autoproduit, Grand voyageur. Au départ, nous jouions de tous les instruments: guitares, basse, percussions, claviers, accordéon, violon, sax, etc.»

Soigner sa signature sonore

David et Jonathan jouaient un peu de tout, mais ils ont vite trouvé le moyen de créer un grand tout avec ce peu qu'ils connaissaient des instruments. Leurs qualités évidentes d'arrangeurs et de réalisateurs les ont menés à cette signature.

David: «Chacun de notre côté, nous créons le squelette de nos chansons (guitare-voix), puis nous entrons en studio. Avec notre ami Jean-Bruno Pinard, qui est aussi notre preneur de son, nous arrangeons et réalisons. Nous lançons des idées sur la table, la communion se fait, la magie se passe.»

Jonathan: «La charpente de la chanson est importante, mais ce sont les couches ajoutées qui font une réelle différence. La chanson se construit au gré de l'arrangement, c'est pourquoi nous aimons travailler dans un environnement où il y a plusieurs instruments à notre disposition. La signature sonore, c'est là-dessus qu'on tripe.»

À la suite des expériences autoproduites, le moment était propice à l'allumage d'un brasier plus puissant.

Jonathan: «Pour notre deuxième album, nous nous sommes entourés de musiciens plus expérimentés que nous.»

L'album Shenanigans a été lancé lundi dernier et révèle une approche indie folk des plus personnelles. Plusieurs musiciens ont participé aux séances d'enregistrement de cet opus, dont David Dupaul (xylophone, voix, basse, claviers, effets, etc.) et Francis Ledoux (batterie) qui se joignent aussi au duo lorsqu'il se produit sur scène.

Quant aux textes:

Jonathan: «Nos histoires sont personnelles. Nous abordons la façon dont on se sent, dont on a vécu certaines situations, dont on voit certaines réalités d'aujourd'hui. La vie, l'amour, la connaissance des gens, les enfants, les conflits, la guerre. Sinon, c'est assez vague, mais toujours proche des émotions.»

Quant à la langue d'expression:

David: «À la base, nous sommes plus des musiciens que des paroliers. Nous avons quand même des choses à dire et nous chantons en anglais depuis le début. Nous n'avons pas vraiment réfléchi à la perspective du français.»

Jonathan: «On ne se posait pas la question [de la langue d'expression] au début; c'est venu naturellement. Ce n'est pas une question d'argent ni de marché. C'est une question d'universalité.»

Mettre le feu partout, telle est l'intention de Fire/Works.

> À la maison de la culture Mercier le 17 octobre, précédé de Cherry Chérie et The Great Novel.

INDIE FOLK

FIRE/WORKS

SHENANIGANS

COYOTE RECORDS

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