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Drake au Centre Bell: méga-tubes, méga-effets spéciaux

Le rappeur Drake lors de son concert à... (PHOTO MARK BLINCH, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

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Le rappeur Drake lors de son concert à Toronto, le 21 août

PHOTO MARK BLINCH, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

La tournée Aubrey & the Three Migos a frappé Montréal d'aplomb, première de deux soirées consécutives au Centre Bell avec pour menu principal le rappeur et chanteur canadien Drake.

Bientôt devant nous, assurément LA star planétaire de l'heure, de surcroît la plus écoutée sur le web avec une moyenne mensuelle de 63 millions de clics et un cumul de 13,25 milliards depuis ses débuts dans l'environnement numérique.

Les choses en grand, dites-vous?

À peine plus petite que la patinoire habituelle du CH, l'immense scène centrale est ornée d'un cube géant et de deux proscéniums faisant aussi office d'écrans. Suspendus au-dessus de cette aire, des écrans géants retransmettent l'action en temps réel, entourant une grille d'éclairage tout simplement colossale.

Voilà le premier terrain de jeu au programme, celui des trois Migos affublés de combinaisons fluorescentes, en soi un effet kaléidoscopique assez saisissant, merci.

On aime ces rappeurs américains, parmi les plus percutants from Atlanta. Ce trio de choc a ici l'occasion de défendre une quinzaine de titres traversés par le fameux trap de Géorgie, très électro de facture, avec ces méga-basses qui font vibrer toutes les cages thoraciques sur leur passage, avec ces voix bellement tordues à l'auto-tune lorsqu'elles deviennent mélodiques. On aura reconnu des titres des opus récents, Culture (2017) et Culture II (2018).

C'est la pause, le grand rectangle central est devenu plat, vierge, sans scénographie aucune. Que va-t-il en émerger? Il faudra patienter jusqu'à 21 h 36 pour résoudre l'énigme.

Nous y sommes: un rideau de tulle entoure la scène devenue une cage géante, aussi un écran 3D à l'intérieur duquel l'artiste torontois apparaît. Drake se prépare à allonger près de quatre dizaines de tubes, rien de moins.

Chorégraphie de lumière

Le rideau se lève après que la méga-star eut balancé Mob Ties. Le plancher rougit, il pleut des scories en fusion. Premier wow! La suite sera aquatique, océanique, le barbu MC enjambera les eaux impétueuses, les écrans qui le surplombent seront dominés par le bleu de mer. Très beau!

Autre fantasmagorie notoire, un essaim de micro-drones lumineux survole la scène dans une chorégraphie de lumière, gracieuseté des Verity Studios que mène le Torontois Raffaello D'Andrea depuis 2014. Magnifique.

Et quand il n'y en a plus, il y en a encore: une voiture sport de taille réelle flotte dans l'espace, et Drake nous rappelle que son premier show fut donné à Montréal, une décennie plus tôt, avant d'enchaîner un pot-pourri de nostalgie à grands coups de Do You Remember?, Free Smoke, Trophies, Gyalchester, Pop Style, Over, Headlines, HYFR (Hell Ya Fuckin Right), Blessings, For Free, The Motto, notamment, le tout coiffé par My Way.

Les trois Migos remontent sur scène avec danseuses et évocations de la rue, les 20 900 fans sont prêts pour un trap de circonstance, Walk It Talk It, balancé de concert avec Drake.

La scène se déroule telle une moquette orientale, il y est question de luxe, de fortune, de jet set. Nos hôtes interprètent Versace, Hot Summer, puis Stir Fry sur un plancher de néons chinois. L'atmosphère est tout simplement torride, les climatosceptiques sont confondus.

Festival d'effets spéciaux

Les Migos se sont retirés, c'est l'épisode Michael Jackson à la sauce Drake: Don't Matter to Me, duo virtuel avec une maquette du fameux disparu, suivie de Rock With You reprise par le chanteur en chair et en os... qui ne gagnera pas une médaille aux Olympiques de la voix.

Qu'à cela ne tienne, nous aurons droit à sa séquence crooner romantique, très sexy, il va sans dire: After Dark, Jaded, Controlla, Work, One Dance, Hotline Bling et Fake Love. Après avoir été entouré de danseuses, Drake est accompagné de nageuses pendant qu'il marche sur les eaux de la piscine olympique. On a beau se dire que Drake est un puissant hitmaker sans véritable angle d'attaque, on ne peut que lâcher un «wow» bien senti devant ce festival d'effets spéciaux qui compensent largement les carences d'originalité et de singularité de la supervedette torontoise.

La scène se transformera en terrain de basket, dessiné devant nous au laser, on assistera à un concours de lancers, des joueuses envahiront le terrain. Il reste encore une bonne dizaine de méga-tubes servis en crescendo et le MC bouclera la boucle vers 23 h 10 avec God's Plan, que l'on peut discerner dans la forêt de titres de son nouvel album, Scorpion.

Un déploiement identique est prévu ce soir au Centre Bell (des billets sont encore en vente), inutile de l'ajouter.




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