Juliette Gréco hospitalisée après un malaise

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Agence France-Presse
Lyon

La chanteuse française Juliette Gréco, qui a fêté début février ses 89 ans, va devoir faire une pause dans sa tournée d'adieux: victime d'un malaise à Lyon, elle a été hospitalisée et opérée jeudi, une intervention qui s'est «bien passée» selon son entourage.

La chanteuse, qui séjournait dans un grand hôtel du centre de Lyon, a été conduite en urgence jeudi matin dans un hôpital neurologique de la ville en raison d'une «suspicion d'accident vasculaire cérébral» (AVC), ont indiqué les pompiers.

Elle y a subi «une petite intervention» qui s'est «très bien passée» et va rester hospitalisée «en observation», a dit en soirée son entourage, sans préciser la nature de cette intervention. La chanteuse n'est pas dans le coma, a assuré son attachée de presse à l'AFP.

Son hospitalisation devrait durer plusieurs jours et un concert prévu à Sausheim, près de Mulhouse vendredi est d'ores et déjà annulé.

Juliette Gréco a fêté le 7 février ses 89 ans avec un concert dans la salle parisienne pleine à craquer du Théâtre de la Ville. Deux jours plus tôt, elle avait confié à la radio France Inter être en «petite» forme mais n'en avait rien laissé paraître sur la scène devant un millier de spectateurs.

Souffler ses bougies sur la prestigieuse scène parisienne, «c'est magique, c'est inattendu parce que je devrais être morte depuis longtemps!», avait-elle glissé malicieusement à l'AFP à l'occasion de ce concert-anniversaire.

«Ça me prouve que je suis encore vivante, et ça me prouve aussi que je n'ai pas été complètement inutile dans ce métier», avait ajouté l'interprète de La Javanaise.

La «Muse de Saint-Germain des Prés» enchaîne les concerts depuis le printemps 2015 avec le désir de repasser par tous les lieux emblématiques de sa carrière démarrée en 1949.

Cette tournée d'adieux à la scène, baptisée Merci, qui doit repasser par Paris en avril et en décembre, doit aussi la mener au Japon et au Royaume-Uni en juin.

«Je dis non à ce qui m'est le plus cher, à quelque chose d'essentiel pour moi, mais je veux partir debout, avec le plus d'élégance possible», avait confié l'an dernier la chanteuse à la robe noire et au célèbre regard en «oeil de biche» pour justifier sa décision de faire ses adieux.

«Il y a 65 ans que je chante, c'est une longue vie de travail, il faut savoir s'arrêter avant de ne plus pouvoir. Je ne veux pas partir amoindrie. Et puis je suis une femme... On pardonne à un homme de vieillir, pas à une femme», avait-elle ajouté, quand on lui rappelait que Charles Aznavour, de trois ans son aîné, continuait à se produire.

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