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Stromae au Centre Bell: de chaleureuses retrouvailles

Vêtu de son costume d'écolier, puis en complet... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE)

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Vêtu de son costume d'écolier, puis en complet et finalement en simple chemise, Stromae a transformé le Centre Bell en piste de danse.

PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE

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Si Stromae a annulé des spectacles récemment, il ne s'est pas ménagé pour son grand retour au Centre Bell. Il a même filmé le premier de ses deux spectacles à Montréal pour un DVD. Il s'agissait du même spectacle que celui qu'il a présenté aux FrancoFolies en 2014.

Après le triomphe de sa dernière visite, l'heure était aux chaleureuses retrouvailles, lundi soir.

La projection d'ouverture du spectacle, inspirée par le jeu Limbo, dévoile tout le génie pop visionnaire unique à Stromae. Un dessin animé en noir et blanc reproduit une mise en place industrielle du chanteur et de ses musiciens, avant que le vrai décor prenne forme et que deux structures lumineuses en forme de racine carrée se meuvent sur scène.

De quoi mettre la foule du Centre Bell parfaitement en haleine pour Ta fête dont la rythmique du clavier a explosé dans le Centre Bell comme un feu d'artifice.

«Montréalaises et Montréalais, Québécoises et Québécois, Canadiennes et Canadiens, bonsoir. Vous allez bien? Vous êtes sûrs? La famille aussi, les amis aussi?», a lancé Stromae.

«C'est une soirée spéciale. Vous voyez les caméras. On fait la captation du live à Montréal», a-t-il annoncé à la foule.

Les 11 180 spectateurs présents ont ensuite fait le signe de paix avec lui au son de Peace or Violence.

Comparaison oblige, Stromae nous a semblé de prime abord moins fougueux que lors de ses spectacles donnés au Centre Bell en 2014. Mais quand il s'est mis à bondir d'un bout à l'autre de la scène avant Carmen, notre première impression ne tenait plus. La projection d'une armée de danseurs avec baguette et chapeau melon qui s'activent au rythme de Stromae est encore tout aussi géniale.

Rappelons que Stromae a annulé un concert à Minneapolis, la semaine dernière, après un mystérieux accident qui l'aurait blessé au visage.

Pour des raisons de santé, il s'est aussi désisté de la programmation du festival Osheaga, en août dernier. Cela suivait l'annulation d'une grande partie de sa tournée africaine en raison d'effets secondaires indésirables d'un traitement contre le paludisme.

Quoi qu'il en soit, Stromae a tout donné lundi soir, lui qui bouge admirablement bien sur scène. Sa voix grave vibrait avec sa force tranquille habituelle.

Le brillant animateur de foule a une fois de plus créé un lien fort avec le public. Il l'a fait rire, danser et même pleurer (pendant Quand c'est?, vous l'aurez deviné, sa pièce qui traduit de façon admirable l'anxiété causée par le cancer, dont le clip tout récent est un tour de force).

Stromae ne s'est pas révélé au public comme il y a 15 mois. Les Montréalais l'ont retrouvé en héros. L'effet qu'il a sur le public est unique. À son image. Seul Stromae peut faire une pièce pop comme Formidable qui décrit aussi finement la rupture et l'infidélité. Et il y a juste lui pour nous donner envie de regarder le DVD d'un spectacle vu deux fois.

Stromae en était rendu au 26e numéro de sa célèbre leçon, donnée avant Tous les mêmes. Vêtu de son costume d'écolier, puis en complet et finalement en simple chemise, il a transformé le Centre Bell en piste de danse pendant Je cours, tirée de son premier album Cheese. Il a défendu l'identité belge des frites et méprisé les «French fries». Il a fait irradier une onde de choc de bonheur pendant Papaoutai.

Avant le rappel, Alors on danse, mixée avec des tubes dance dont Rhythm Is a Dancer, a électrifié le Centre Bell.

Stromae se produisait au Centre Bell en 2014 au lendemain de sa première performance à la télévision américaine au Late Night de Seth Meyers sur NBC. Quinze mois plus tard, il s'apprête à se produire au Madison Square Garden, jeudi.

S'il y a un artiste pop francophone qui se devait de percer le marché américain et d'impressionner les Madonna, Kanye West et Lorde, c'est bien lui.

Grand respect, Stromae.

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