Décès d'un des pères de la musique raï moderne

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Agence France-Presse
Alger

Le chanteur algérien Belkacem Bouteldja, un des pionniers du raï moderne, est mort mardi d'un cancer à Oran, berceau de cette musique aujourd'hui mondialement connue, où il a été inhumé mercredi, a annoncé l'Office algérien des droits d'auteur (ONDA).

Né en 1947 dans le faubourg populaire d'El-Hamri à Oran, Belkacem Boutelja avait commencé à chanter à l'âge de 15 ans. Trois ans plus tard, il devenait célèbre avec la reprise d'une chanson du patrimoine musical marocain, pays voisin de la région d'Oran.

Dans les années 1970, il réalise une révolution musicale avec le musicien Messaoud Bellemou en introduisant la trompette et le saxophone sur les airs de raï, ce blues oranais interprété traditionnellement sur une flûte.

C'est le début du «pop raï» dont vont s'emparer les cheb «jeunes», Khaled, Mami, Sahraoui devenus des stars planétaires. Sting chantera notamment avec Cheb Mami la chanson Désert rose.

Malgré son rôle de père du raï moderne, Belkacem Bouteldja est mort dans la pauvreté à l'hôpital d'Oran. Il souffrait d'un cancer depuis des mois et avait crié sa détresse en août dans le quotidien algérien El Watan: «Je suis seul, sans ressource. Je n'ai ni retraite, ni pension, ni assurance, ni couverture sociale».

Pourtant avait-il rappelé, «sans prétention aucune, c'est grâce à moi que la musique raï est devenue mondiale. Grâce à mon nom. Pourquoi dois-je mériter un tel traitement en mon pays?».

Le mois dernier, un appel avait été lancé sur les réseaux sociaux pour lui venir en aide.

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