Ariane Moffatt ou l'art de se réactualiser

Ariane Moffatt a offert un spectacle essentiellement électro... (PHOTO ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE)

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Ariane Moffatt a offert un spectacle essentiellement électro et en français, sauf une succulente reprise d'In the Air Tonight de Phil Collins.

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À 22 h 22 tapant, la fougue électro-rock qui galvanisait la finale de Soleil chaleur s'est transformée en accords d'Eye of the Tiger... Boum! Puis a suivi une version disco-électro insoupçonnée du tube Réverbère. C'est l'un des nombreux savoureux revirements qui attendaient les 2000 personnes qui remplissaient le Métropolis, hier soir.

Ariane Moffatt avait commencé son spectacle au piano pour la pièce-titre de son plus récent album, 22 h 22. À ses côtés sur scène, Jonathan Dauphinais à la basse-synthé, Étienne Dupuis-Cloutier à la batterie et, aux claviers, Laurence Lafond-Beaulne (de Milk & Bone, qui assurait la première partie).

Le quatuor a enchaîné avec une version électro revisitée et dansante de Hasard, tirée du tout premier album d'Ariane Moffatt (qui date de 2002!), Aquanaute.

«Merci d'être là!», a lancé à la foule la tête d'affiche de la soirée, se réjouissant de se produire devant «plein de coeurs différents dans plein d'états différents».

Ariane Moffatt a offert un spectacle essentiellement électro et en français, sauf une succulente reprise d'In the Air Tonight (il fallait la voir marteler sa batterie pour la finale explosive du tube de Phil Collins).

Il a fallu quelques pièces avant de décoller pleinement du mode introspectif, mais une revisite de Je veux tout et de L'homme dans l'automobile a dégourdi la foule.

Ariane Moffatt a salué notre collègue chroniqueuse Rima Elkouri, dont le texte Le prince de l'avenue du Parc - qui portait sur un défunt sans-abri du Mile End - a inspiré la chanson Domenico. Seule au piano, elle a aussi interprété Hôtel Amour avec un minimalisme qui mettait en valeur sa voix et les harmonies vocales de Milk & Bone, à ses côtés.

Plusieurs autres changements de rythmes et surprises attendaient le public. Le rappeur Eman a bondi sur scène sur Mon corps, alors que le Métropolis s'est transformé en piste de danse pendant Miami.

Au rappel, les spectateurs ont chanté par coeur avec Ariane, seule à la guitare acoustique, les paroles de Point de mire et Montréal.

À Osheaga

Ariane Moffatt est l'une des seules auteures-compositrices-interprètes grand public québécoises à pouvoir évoluer dans plusieurs directions et à réactualiser ses «classiques radiophoniques». Sur scène, elle varie les tempos et joue de tous les instruments.

«C'est cool de pouvoir revisiter plein de tounes... cinq albums. Mais je ne veux pas tomber dans la nostalgie», a lancé celle qui a célébré ses 15 ans de carrière.

Qu'Ariane Moffatt se rassure. On peut être un vétéran au jeune âge de 36 ans et être bien de son temps, démontre-t-elle.

La preuve : elle a annoncé à la toute fin de la soirée qu'elle allait se produire au festival Osheaga.

Milk & Bone en première partie

«Pour un premier Métropolis, ce n'est pas trop mal, a lancé Laurence Lafond-Beaulne. Pour ceux qui ne nous connaissent pas, nous sommes Milk & Bone et nous avons lancé notre premier album le 17 mars. C'est vraiment un honneur d'être ici.»

À voir le parterre déjà bondé pour la première partie et les chauds applaudissements à la fin, le duo aurait pu se passer de présentation. Après avoir accompagné plusieurs artistes connus chacune de leur côté, Laurence Lafond-Beaulne et Camille Poliquin allument des antennes sur la scène internationale depuis plusieurs mois. Présentement, Milk & Bone n'est rien de moins que le «nouveau groupe de la semaine» de l'influent site de The Guardian.

En plus des titres de son premier album Little Mourning, dont ses tubes viraux Coconut Water, Pressure et New York, le duo a offert au public une nouvelle pièce intitulée Poison. Côte à côte sur scène, les deux chanteuses et claviéristes n'ont besoin d'aucun artifice pour que des étincelles s'allument. L'union des voix des deux brunes, leur interprétation sentie et leurs mélodies prenantes suffisent.

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