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À la Basilique Notre-Dame: orgue et... trompes géantes

Les principaux lauréats du Concours international d'orgue du... (Photo fournie par Martin Boucher Communications)

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Les principaux lauréats du Concours international d'orgue du Canada 2011 (de gauche à droite): le grand gagnant Christian Lane; Jens Korndörfer, 2e prix; Balthasar Baumgartner et Jean-Willy Kunz, 3e prix ex aequo.

Photo fournie par Martin Boucher Communications

Claude Gingras
La Presse

Le deuxième Concours international d'orgue du Canada s'est terminé hier soir à la basilique Notre-Dame, l'un des trois lieux de culte de Montréal où la compétition s'était déroulée du 5 au 14 octobre.

Tout comme vendredi soir au dévoilement du palmarès, il y avait là quelque 1 500 personnes et une atmosphère de grand événement entourait cette étape finale divisée en 14 «stations» - un hasard, bien sûr. Le centre d'intérêt du concert, donné à la mémoire du père Fernand Lindsay, était le retour des quatre principaux gagnants aux claviers Casavant et à l'écran géant, reprenant certaines pièces qu'ils avaient présentées en finale. Des changements furent cependant apportés au programme annoncé.

L'Américain Christian Lane, le principal lauréat, joua son Widor (Allegro d'entrée de la 6e Symphonie) très correctement, mais sans l'envergure d'un premier prix. En fin de concert, il remplaça son Schumann par une pièce de William Bolcom sans intérêt. Le choix de Lane a provoqué suffisamment de déception et d'interrogations un peu partout, et jusqu'au sein même du jury, pour que j'y fasse ici écho.

Complètement absentes chez Lane, les recherches de registration chez Jens Korndörfer, le deuxième prix, donnaient quelque dimension à la terne petite Sicilienne de la Suite op. 5 de Duruflé. Prodigieux technicien, le Montréalais natif d'Allemagne -- et véritable premier prix, selon plusieurs - produisit d'audacieux effets dans The Offering, dernière des 12 Etudes for Small Organ de William Albright. Au micro, le présentateur avait annoncé Nocturne.    

Des prestations tout aussi excellentes vinrent des deux gagnants ex aequo du troisième prix: Balthasar Baumgartner dans deux Escaich aux fascinantes couleurs et Jean-Willy Kunz dans un Messiaen débouchant sur les extrêmes de l'orgue (premier do caverneux au 32-pieds de pédale et dernier (ic)fa(xc) dièse suraigu au piccolo).

Le président du Concours, l'industriel E. Noël Spinelli, le directeur artistique et fondateur, l'organiste John Grew, d'autres aussi, présentèrent les prix aux lauréats. Les 16 participants étaient tous présents. Aux prix spéciaux déjà annoncés s'en ajoutèrent d'autres : Prix du public à Jean-Willy Kunz, prix de la meilleure exécution d'une pièce canadienne à l'Américain Jared Ostermann.

Ce «concert des lauréats» était hélas! incomplet. On aurait dû nous faire entendre, justement, les lauréats des prix spéciaux. Bien que Luc Beauséjour ait joué avec exactitude et goût sur son petit positif, cet ajout n'avait rien à voir avec une compétition d'orgue. Plus déplacé encore, et véritable insulte à l'instrument célébré: l'assourdissant et interminable numéro de trompes géantes où soufflaient les musiciens de Quasar en courant comme des fous d'un bout à l'autre de la basilique.




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