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Sondage: la confiance envers les journalistes en hausse au Québec

Des journalistes dans la salle de nouvelles de... (Ivanoh Demers, La Presse)

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Des journalistes dans la salle de nouvelles de La Presse.

Ivanoh Demers, La Presse

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La confiance des Québécois envers les journalistes s'est accrue depuis un an, démontre le troisième Baromètre de confiance au Québec de la firme de relations publiques Edelman. Les répondants ont aussi le désir que les entreprises s'impliquent davantage socialement.

MÉDIAS ET GOUVERNEMENT EN HAUSSE

Au Québec, la confiance a augmenté envers les médias ( + 5 %) et le gouvernement ( + 6 %) depuis un an, mais elle a baissé envers les ONG et est restée stable envers les entreprises.

Institutions / 2017 / 2018

Médias / 50 % / 55 %

Gouvernement / 39 % / 44 %

Entreprises / 48 % / 47 %

ONG / 57 % / 54 %

L'IMPACT DES « FAKE NEWS »

La situation est différente aux États-Unis. La circulation d'informations de tout type sur les réseaux sociaux et le martèlement par Donald Trump des mots « fake news », depuis un an, ont toutefois eu raison de la confiance des gens envers les institutions aux États-Unis. On note ainsi une diminution de 14 % de la confiance envers le gouvernement et de 5 % pour les médias.

QUI CROIT-ON LE PLUS ?

Les journalistes et le gouvernement sont parmi ceux qui ont vu leur crédibilité le plus grimper depuis un an. « On note toutefois un scepticisme envers les médias, remarque Ève Laurier, directrice générale d'Edelman Montréal. Pour les Québécois, la crédibilité de l'information passe par les journalistes avant les médias. Les médias, c'est avant tout les journalistes. D'ailleurs, c'est une différence qu'on note avec le Canada : le star-système est plus fort ici. On voit les journalistes. Ce sont des personnalités publiques. »

Expert universitaire :  63 % (+ 5 %)

Expert technique :  61 % (+ 7 %)

Analyste financier :  51 % (+ 8 %)

Représentant d'ONG : 45 % (+ 13 %)

Journaliste :  44 % (+ 18 %)

Entrepreneur prospère : 42 % (- 2 %)

PDG :  38 % (+ 8 %)

Représentant du gouvernement :  36 % (+ 12 %)

DÉSINTÉRÊT ENVERS L'ACTUALITÉ

Les Québécois se désintéressent toutefois de l'actualité. Les deux tiers consultent les nouvelles moins d'une fois par semaine. Mondialement, 40 % des répondants se disent moins informés et écoutent moins les nouvelles. « Il n'y a pas assez de nouvelles positives à leurs yeux, dit Ève Laurier. C'est troublant. Et 61 % des Québécois sondés s'inquiètent des fake news. »

REGARD POSITIF SUR L'ÉNERGIE

La confiance envers les entreprises se maintient, mais on note une augmentation de la confiance notable envers les entreprises des secteurs de l'énergie (+ 13 %) et des services financiers (+ 8 %) en trois ans. « Peut-être car on parle de plus en plus d'énergie verte, avance Ève Laurier. Et peut-être grâce à des Sophie Brochu [présidente et chef de la direction d'Énergir, NDLR] qui démocratisent l'énergie. »

Secteur d'activité / 2017 / 2018

Technologie 73 % 76 %

Énergie 60 % 65 %

Services financiers 51 % 65 %

Télécommunications 60 % 63 %

Automobile 59 % 57 %

PDG AVIDES OU HONNÊTES ?

Près de deux répondants sur trois (61 %) croient que les PDG sont davantage motivés par l'avidité que par le désir d'avoir un impact positif sur le monde. « Mais sans que ça dérange forcément les Québécois », note Ève Laurier.

« Parallèlement, mondialement, on considère que les entreprises ne sont pas responsables des problèmes, mais qu'elles sont celles qui peuvent le mieux régler les enjeux de société », dit Ève Laurier.

RETOUR AUX « MISSIONS ORIGINELLES »

Qu'est-ce qui favorise la confiance ? Chez les médias, c'est lorsqu'ils « protègent la qualité de l'information et dénoncent les abus de pouvoir », selon les répondants. Chez les entreprises, c'est lorsqu'elles « protègent la vie privée et qu'elles soutiennent la formation de la main-d'oeuvre ». Pour le gouvernement, c'est lorsqu'il « stimule la prospérité économique, qu'il bâtit des infrastructures et procure des services sociaux ». « Les Québécois souhaitent un retour aux missions originelles des institutions », note Ève Laurier.

***

Le sondage a été réalisé du 18 octobre au 20 novembre 2017 auprès de 33 000 personnes du monde entier, dont 1000 au Québec, mais comme il est considéré comme un miroir des tendances de l'année à venir par Edelman, les tableaux sont déclinés sur les années 2017 et 2018.




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