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Rolling Stone «regrette» un article racontant un viol collectif

Le magazine Rolling Stone a créé la surprise vendredi en exprimant ses... (Photo La Presse)

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Agence France-Presse
Washington

Le magazine Rolling Stone a créé la surprise vendredi en exprimant ses regrets, sans se rétracter, à propos d'un article paru en novembre sur un viol collectif dans une université américaine, soulignant qu'il n'aurait pas dû croire aveuglément la prétendue victime.

Le long article publié le 19 novembre avait créé une onde de choc et provoqué des manifestations d'étudiants ainsi que la suspension des fameuses «fraternités» de l'Université de Virginie (est), ravivant au passage un débat national relatif les violences sexuelles sur les campus des universités américaines.

De façon inhabituelle et à la demande du sujet de son article, une étudiante en première année simplement identifiée comme Jackie, la journaliste de Rolling Stone Sabrina Rubin Erdely n'avait pas contacté les hommes supposés avoir pris part à ce viol collectif lors d'une fête de fraternités.

«Au regard de nouvelles informations, il semble à présent qu'il y ait quelques contradictions dans la version des faits de Jackie et nous en sommes venus à la conclusion que la confiance que nous avions placée en elle était hors de propos», a indiqué le magazine sur son site internet.

«Nous avons essayé d'être sensibles à la honte injuste et à l'humiliation que beaucoup de femmes ressentent après une agression sexuelle et maintenant nous regrettons la décision de ne pas avoir contacté les prétendus agresseurs pour obtenir leur propre version des faits», se justifie-t-il.

L'histoire restait cependant toujours accessible dans son intégralité vendredi sur le site de Rolling Stone, simplement précédée du communiqué du directeur général du magazine, Will Dana.

L'Université de Virginie, fondée en 1819 par Thomas Jefferson, est l'un des quelque 90 établissements américains désormais sous le coup d'une enquête fédérale pour des plaintes de prétendue mauvaise gestion de la violence sexuelle.

Les agressions sexuelles sur les campus américains sont un sujet essentiel pour le président Barack Obama.

En septembre, il avait souligné qu'une femme sur cinq aux États-Unis a été agressée sexuellement durant ses années universitaires, mais que seulement 12% des cas étaient rapportés.

Ce rétropédalage du magazine Rolling Stone intervient alors que Phi Kappa Psi, la fraternité à laquelle appartiennent les prétendus auteurs du viol collectif, a publié un communiqué pour démentir la version des faits de Jackie.

La confrérie indique n'avoir jamais organisé de fête le week-end lors duquel la jeune femme affirme avoir été violée, et assure qu'aucun de ses membres ne correspond à la description du prétendu principal agresseur, un étudiant nommé Drew.

«Aucun rituel d'agression sexuelle ne fait partie de notre processus d'initiation», insiste la fraternité.

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