Cage The Elephant: libérer la bête

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Stéphanie Dupuis

collaboration spéciale

La Presse

Gagnant du prix de l'album rock de l'année au dernier gala des Grammy pour l'album Tell Me I'm Pretty, Cage The Elephant vient tout juste de lancer Unpeeled, un cinquième opus entièrement enregistré en concert. Entretien avec Matthew Shultz, chanteur de la formation, qui sera de passage à Osheaga samedi.

La formation, composée à l'origine de quatre membres - Matthew et Brad Shultz (guitare, clavier), Jared Champion (batterie) ainsi que Daniel Tichenor (basse) -, s'est agrandie cette année avec l'arrivée de deux nouveaux atouts : Nick Bockrath (guitare) et Matthan Minster (guitare, clavier). « On planifiait d'enregistrer l'album live, donc on avait besoin de doubler notamment les choeurs [back vocals] pour reproduire ce qu'on pourrait entendre en studio », explique le chanteur.

Les frères Shultz et Tichenor sont amis depuis leur enfance. « Nos pères jouaient de la musique ensemble, donc on se connaît depuis qu'on est très jeunes », raconte Matthew. Ce n'est qu'à l'école secondaire que Champion s'est joint au cercle d'amis et qu'ils ont commencé leurs activités de groupe.

UN NOM DE GROUPE MYSTÉRIEUX

Le nom du groupe proviendrait d'un rêve inusité fait par le chanteur il y a plusieurs années, dans lequel il atterrissait dans une chambre avec une femme qui n'arrêtait pas de manger des craquelins et des guimauves. « Cette étrange créature ne cessait de grossir, de grandir. Je l'ai regardée et j'ai crié : "Cage the elephant !" », explique l'artiste de Bowling Green, au Kentucky.

Cependant, lorsqu'on consulte d'autres entrevues accordées par le groupe, le nom semble tirer son origine d'une autre histoire. Un homme, probablement atteint d'une maladie mentale, serait venu les voir après un concert en 2006 et répétait sans cesse : « You have to cage the elephant ! » 

Bref, bien que l'origine du nom Cage The Elephant soit ambiguë, ce qui est certain, c'est qu'il a fière allure comparativement à Perfect Confusion, leur appellation précédente.

ENREGISTRÉ EN CONCERTS INTIMES 

Unpeeled, lancé mondialement le 28 juillet dernier, comprend 21 pièces, dont 18 tirées des quatre albums précédents du groupe. Ce qui sort de l'ordinaire dans cet opus, ce sont les trois autres chansons, qui proviennent du répertoire de Daft Punk, The Stranglers et Wreckless Eric, dont le style est complètement revisité.

« Notre dernier enregistrement [Tell Me I'm Pretty] nous restreignait à des obligations contractuelles. [...] Nous ne sentions pas que c'était jusqu'à maintenant très représentatif du groupe », lance l'artiste.

« [Un album live], c'est normalement quelque chose que tu fais lorsque tu es en fin de carrière, mais nous sentons que nous ne faisons que commencer », ajoute-t-il. 

Unpeeled a entièrement été enregistré lors d'une série de concerts intimes, entre autres à Los Angeles et à Nashville, en compagnie d'un quatuor à cordes, une tendance de plus en plus courue.

« Nick [Bockrath] est aussi un docteur en musique. Il a donc composé un arrangement pour cordes, et ça s'est si bien passé qu'on a demandé à expérimenter ça plus loin. Ça a donné lieu à une épreuve créative incroyable », explique le leader de Cage The Elephant.

Le groupe est très heureux à l'idée de jouer à Montréal à Osheaga, l'un des festivals auxquels ils ont « le plus hâte de participer », selon Matthew Shultz. « Nous avons des amis musiciens qui nous en ont parlé de façon très positive », ajoute-t-il, précisant que les groupes américains n'ont pas toujours l'occasion de jouer au Canada autant qu'ils le souhaiteraient.

Sur la scène de la Rivière Virgin Mobile, samedi, 17 h 40




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