Alain Platel de retour au Festival TransAmériques

Tauberbach d'Alain Platel met en scène six laissés-pour-compte... (Photo: Chris Van Der Burght, fournie par le FTA)

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Tauberbach d'Alain Platel met en scène six laissés-pour-compte du capitalisme en quête d'harmonie et de bonheur.

Photo: Chris Van Der Burght, fournie par le FTA

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Luc Boulanger
La Presse

Martin Faucher a dévoilé hier à La Presse le nom d'un premier spectacle du prochain Festival TransAmériques - le premier qu'il invite à titre de directeur artistique. Son choix s'est porté sur Tauberbach, pièce d'Alain Platel et des ballets C de la B, mettant en vedette la comédienne néerlandaise Elsie de Brauw et cinq autres interprètes. Le spectacle sera présenté dans la grande salle du Monument-National, du 29 mai au 1er juin 2015.

Fidèle à son habitude, le chorégraphe et metteur en scène belge a puisé dans un matériau «sociologique» - un documentaire sur une sans-abri à Rio de Janeiro - pour nourrir sa nouvelle création, qui met en scène six personnages marginaux, des laissés-pour-compte du capitalisme, en quête d'harmonie et de bonheur. Un univers de survie et de tendresse sur fond de musique de Bach, chantée par un choeur de chanteurs sourds.

> Un extrait du spectacle

Ce sera la sixième visite de Platel à Montréal en 20 ans, dont quatre fois au FTA avec des oeuvres qui ont marqué le public montréalais, comme Allemaal Indiaan en 2001 et Gardenia en 2011.

«Nous sommes très heureux d'accueillir Alain Platel le printemps prochain au Festival. C'est un artiste européen majeur qui évolue et se réinvente constamment», a souligné en entrevue Martin Faucher.

Le changement dans la continuité?

Interrogé à savoir s'il ne craint pas de donner l'impression de trop coller aux choix artistiques de Marie-Hélène Falcon, fondatrice du FTA, Faucher répond qu'il n'entend pas faire de révolution.

«Pour moi, c'est intéressant d'encourager et de suivre le travail d'un artiste à long terme, de témoigner du développement et de l'évolution d'une démarche. Et comme j'ai longtemps collaboré avec Marie-Hélène, c'est clair que je partage sa vision de la création. Mes futures programmations se feront en accord avec le travail passé.»

Tauberbach se déroule dans un hangar de tri de vieux vêtements où gravitent six personnages, dont une sans-abri de Rio (Elsie de Brauw). «Ce ne sont pas seulement les habits qui sont ici recyclés, mais les corps lancés à la recherche de nouveaux codes chorégraphiques», a écrit le critique du journal Libération, lors du passage de la pièce à Paris, en février dernier.

Tauberbach se situe-t-il dans la tradition de la danse théâtre? «Je dirais qu'il y a plutôt des moments de danse... et d'autres de théâtre», nuance Martin Faucher, qui a vu le spectacle lors de sa création à Munich, au début de l'année. «Platel nous dit en gros que la vraie beauté réside là où on l'attend le moins. Dans la marge, l'imperfection, la distorsion, la dissonance (avec la réinterprétation de Bach).»

Finalement, le créateur belge célèbre la beauté d'un monde imparfait. 

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Au Monument-National, du 29 mai au 1er juin.  Les billets pour Tauberbach sont en vente dès demain, à midi.  Le prochain FTA se déroulera du 21 mai au 4 juin 2015.

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