Jordan Officer et Steve Hill: deux hommes, une musique

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Jordan Officer et Steve Hill

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Nos articles sur le Festival de jazz de Montréal. »

Daniel Lemay
La Presse

L'un est du genre plutôt discret, père de famille à la tenue propre, comme sa musique tout en nuances. L'autre arrache la peinture à coups d'accords, seul sur scène avec ses guitares et sa batterie à pied. Le blues est un vaste champ où cohabitent bien des passions.

Pendant 18 ans, Jordan Officer a été «le gars qui jouait de la guitare avec Suzie Arioli», pour qui il était plus, musicalement parlant, qu'un simple accompagnateur. Puis leurs routes se sont séparées et le jeune homme s'est mis à la recherche de son âme d'artiste.

Le processus s'est accéléré de façon dramatique en 2013 quand il a reçu une bourse du Conseil des arts et des lettres du Québec, bourse qui lui a permis de passer six mois à la résidence du CALQ à New York. Avec femme et enfants. Pas simple.

«Je me devais de faire ce saut dans l'inconnu. Pour trouver ma raison d'être comme artiste, qui était l'objectif premier de ce séjour», nous dira Jordan Officer, revenu de New York en janvier avec un disque qu'il a produit lui-même, un CD enregistré avec des musiciens de studio top niveau et intitulé, tout simplement, I'm Free. Je suis libre...

Libre de choisir le meilleur studio... avec la pression qui vient avec: «À Montréal, on peut toujours prendre son temps, ce qui n'est pas possible à New York.» Time is money... Libre d'explorer ses capacités vocales, lui qu'on a connu juste comme instrumentiste: «Mais j'ai toujours chanté... Ce disque m'a permis de me dégager de ma relation avec ma guitare.» Libre de retourner, avec ses propres compositions, à ses racines blues, comme on pourra l'entendre, en trio, ce soir, demain et dimanche au Savoy du Métropolis, où, à sa demande, commence la tournée I'm Free.

D'habitude, les musiciens choisissent plutôt de se présenter au mégafestival avec un spectacle rodé. Jordan Officer a décidé de faire les choses à sa manière...

«Full indépendant»

Steve Hill n'a pas reçu de bourse, mais il a remporté plusieurs prix, dont celui du meilleur CD autoproduit au Memphis International Blues Challenge de 2012 pour Solo Recordings 1, qui marquait, pour lui aussi, un retour aux sources blues. Alors que Jordan Officer s'est toujours promené du côté jazz, Hill s'est surtout fait connaître par ses allégeances rock.

Et dimanche au Métropolis (22h, gratuit), aux côtés de Paul Deslauriers, Steve Hill présidera à cette Guitar Extravaganza en hommage au musicien qui a constitué l'une des principales influences des guitaristes de sa génération: Jimi Hendrix, mort en 1970, cinq ans avant la naissance du Trifluvien.

«Paul et moi, on vient de la même école, lance Steve Hill en parlant de son collègue guitariste. On a commencé à répéter et à explorer l'incroyable réservoir que représente la musique de Hendrix, parce qu'on ne peut pas faire un show de quatre heures juste avec les classiques.»

Entre-temps, Steve Hill se produit en solo, ce soir sur la scène Loto-Québec (21h et 23h). «J'ai déjà joué ce show-là plus de 50 fois en solo, et ça fonctionne très bien. Pour un projet parallèle, je dois dire que Solo Recordings (le numéro 2 est sorti au printemps) m'a ouvert bien des portes, au Canada anglais et aux États-Unis.»

Le nom de Steve Hill est apparu dans plusieurs palmarès américains et canadiens. La semaine dernière, il était même number 1 dans une radio étudiante de Calgary.




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