2011-07-05 08:00:00.000

The B-52s: finalement, la fête

Les B-52s ont servi leur recette gagnante aux... (Photo: André Pichette, La Presse)

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Les B-52s ont servi leur recette gagnante aux mélomanes rassemblés à la place des Festivals par une belle soirée.

Photo: André Pichette, La Presse

Alain de Repentigny
La Presse

Toutes les conditions étaient réunies pour faire une fête du concert de clôture du 32e Festival de jazz sur la place des Festivals: un ciel sans nuage, une température idéale, un jour de congé pour nos voisins du Sud et une foule considérable qui s'étendait à perte de vue.

Et, bien sûr, les B-52s. Le band de party par excellence au rock rétro-futuro-kitsch-halluciné-et-surréaliste.

Les premières vedettes issues d'Athens, en Géorgie, ont lancé les festivités avec Pump, un extrait de leur album de 2008, Funplex. Cindy la blonde et Kate la rousse qui font des harmonies, et Fred qui déclame plus qu'il ne chante et dont les spectateurs applaudissent la voix monocorde qui est tout autant la signature des B-52s que leur look bande dessinée. Puis les deux filles ont dansé à gogo pendant Private Idaho, et ont ressorti de leurs archives Mesopotamia et son beat à la Talking Heads, pour ensuite chanter le poing G dans la récente Ultraviolet.

Une recette gagnante

Les B-52s n'ont pas produit tellement de tubes depuis 30 ans; leur dernier album, Funplex, si réjouissant soit-il, a obtenu un succès confidentiel. En plus, Montréal ne les a pas vus depuis le début des années 80.

Ce n'est que vers le milieu du spectacle que le groupe a entraîné la mer de spectateurs en territoire familier. Ce fut Roam, l'un des classiques de l'album Cosmic Thing, qui a consacré leur résurrection 10 ans après le succès instantané de leur premier album éponyme. Enfin, une chanson qu'on connaît, a dû se dire le public qui a manifesté plus bruyamment son approbation.

Mais voilà, les B-52s ont une recette gagnante dont on s'étonne qu'elle n'ait pas engendré un paquet de rejetons ou de clones. Une recette dans laquelle l'humour n'est jamais très loin. En ce jour de fête nationale de ses compatriotes, Fred a souligné que, s'ils ont des politiciens un peu fêlés, les Américains peuvent se vanter d'avoir les plus beaux centres commerciaux. Pour enchaîner avec Funplex, une chanson dansante et souriante qui a sa place parmi les plus efficaces de leur répertoire.

Les quatre ados attardés, et leurs trois musiciens, ont gardé leurs munitions pour la fin: Love Shack puis, au rappel, Planet Claire (qui commence par un clin d'oeil à Jimi Hendrix) et Rock Lobster, qui sont encore plus réjouissantes après toutes ces années.

Après une heure d'une soirée plus tranquille que prévu, la place des Festivals a enfin eu droit au party anticipé.

Méchant party!

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