Air Canada: pas de CSeries à court terme

Un avion d'Air Canada décolle de l'aéroport Stanfield... (Photo Andrew Vaughan, Archives La Presse Canadienne)

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Un avion d'Air Canada décolle de l'aéroport Stanfield International d'Halifax.

Photo Andrew Vaughan, Archives La Presse Canadienne

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Bombardier ne perd pas espoir de vendre la CSeries à Air Canada.

«L'opportunité demeure là pour nous», a assuré le président et chef de la direction de Bombardier, Pierre Beaudoin, en marge de l'assemblée annuelle de Power Corporation hier.

M. Beaudoin est un administrateur de Power Corporation.

Le marché n'a pas semblé partager cet optimisme. L'action de catégorie B de Bombardier a plongé de 7,1% pour s'arrêter à 3,90$ à la Bourse de Toronto hier.

Air Canada a fait savoir hier qu'elle n'allait pas remplacer ses biréacteurs régionaux Embraer 190 «dans un avenir prévisible», remettant ainsi à plus tard un achat potentiel de la CSeries.

En décembre dernier, le transporteur a passé une commande pour des appareils Boeing 737 MAX afin de remplacer une partie de ses appareils Airbus à fuselage étroit et 20 de ses 45 appareils Embraer 190.

Air Canada devait décider plus tard du sort des 25 appareils Embraer restants. Il y avait quatre possibilités: soit conserver ces avions, soit les remplacer par des Boeing 737, des appareils Embraer de nouvelle génération ou la CSeries.

«Après examen, nous avons décidé de continuer à les exploiter parce qu'ils sont relativement récents, qu'ils affichent une bonne productivité et qu'ils sont très appréciés des clients sur les lignes existantes, a déclaré le chef de la direction financière d'Air Canada, Michael Rousseau, au cours d'une conférence téléphonique portant sur les résultats du premier trimestre hier matin. En outre, cette décision permettra d'éviter des dépenses d'investissement supplémentaires et un niveau plus élevé d'endettement.»

Statu quo

Interrogé par les journalistes à l'issue de l'assemblée annuelle d'Air Canada, le président et chef de la direction de l'entreprise, Calin Rovinescu, a souligné qu'Air Canada avait choisi le statu quo. «Nous n'avons pas choisi d'acheter quelque chose d'autre», a-t-il déclaré.

Il a noté qu'il faudra bien un jour remplacer les appareils Embraer 190, de même qu'un certain nombre d'appareils Airbus A319 à fuselage étroit. Ce n'est cependant pas pour demain.

«Ça va prendre plusieurs années», a précisé M. Rovinescu.

Il a spécifié qu'Air Canada aimait la CSeries, mais qu'un changement n'était pas propice à ce moment-ci. «C'est une question de coûts et d'avantages, c'est aussi simple que ça», a lancé M. Rovinescu.

Il a soutenu que le fait que la Ville de Toronto remette à plus tard une décision sur l'utilisation de la CSeries à l'aéroport Billy-Bishop, à proximité du centre-ville, n'avait rien à voir avec la conclusion d'Air Canada

«Il n'y a pas un nombre suffisant d'avions impliqués pour influencer notre décision, a-t-il déclaré. Pour nous, pour avoir une flotte idéale, ça prend au moins une vingtaine d'avions. Nous n'envisageons pas utiliser autant d'avions à Billy-Bishop, surtout avec le nombre de vols que nous pouvons y exploiter aujourd'hui.»

C'est en septembre 2004 qu'Air Canada a commandé 45 appareils Embraer 190. Ces avions ont donc moins de 10 ans.

Le contrat avec Embraer comprenait également des options sur 45 appareils supplémentaires, mais Air Canada ne les a jamais exercées.

«Ce sont des appareils qui sont jeunes, ils ont décidé de continuer à les exploiter pendant leur vie utile, a raisonné Pierre Beaudoin hier. Nous pensons que la CSeries s'intégrerait bien au réseau d'Air Canada. C'est peut-être simplement remis dans le temps.»

Air Canada a annoncé hier une augmentation de ses revenus et une diminution de sa perte d'exploitation au premier trimestre. Les revenus sont passés de 2,9 à près de 3,1 milliards de dollars, une augmentation de près de 4%. La perte d'exploitation, qui était de 106 millions au premier trimestre 2013, a diminué de plus de 40% pour atteindre 62 millions.

Le premier trimestre est toujours le plus difficile pour l'industrie du transport aérien au Canada. Il a été particulièrement ardu cette année avec des conditions météo difficiles et une glissade soudaine du dollar canadien.

M. Rovinescu a toutefois soutenu que la saison estivale s'annonçait excellente.

L'action de catégorie B d'Air Canada a glissé de 3,8% pour atteindre 7,91$ à la Bourse de Toronto hier.

État des commandes de la CSeries

203 commandes fermes en tout

> 63 pour le CS100 (110 places)

> 140 pour le CS300 (135 places)

Objectif

300 commandes fermes pour l'entrée en service, à la deuxième moitié de 2015

Principaux clients

> Republic Airways, États-Unis, 40 appareils

> Ilyushin Finance, Russie, 32 appareils

> Lufthansa, Allemagne, 30 appareils

> Lease Corporation International, États-Unis, 20 appareils

> Al Qahtani Aviation Company, Arabie Saoudite, 16 appareils




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