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La réglementation en transport nuit au développement, plaident le PQ et la CAQ

Sur la photo (de gauche à droite) : Ismaël... (photo alain roberge, la presse)

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Sur la photo (de gauche à droite) : Ismaël Seck, candidat dans Jeanne-Mance-Viger pour  Québec solidaire, Daniel Breton, candidat dans Saint-Hyacinthe pour le Parti québécois, Benoit Charette, candidat dans Deux-Montagnes pour la Coalition avenir Québec, et François Vaes, candidat dans Johnson pour le Parti libéral.

photo alain roberge, la presse

La Société de l'assurance automobile du Québec et le gouvernement libéral n'en ont pas assez fait pour aider les entrepreneurs québécois du secteur du transport intelligent et électrique, ont accusé hier les candidats du Parti québécois et de la Coalition avenir Québec à l'occasion d'un débat sur le sujet.

« On va faire en sorte que la SAAQ, qui est un frein on va se le dire, se tasse et nous laisse faire du développement de transport autonome et de transport électrique à Montréal », a assuré le représentant du Parti québécois à ce débat, Daniel Breton. M. Breton, qui fut brièvement ministre de l'Environnement en 2012, est candidat dans Saint-Hyacinthe.

Le représentant caquiste Benoit Charette, député sortant de Deux-Montagnes, croit lui aussi que la réglementation provinciale nuit au développement d'entreprises d'ici.

« C'est un peu le problème actuellement, il y a énormément de règles qui sont contraignantes et qui empêchent l'innovation », dit-il.

Par exemple, a-t-il fait valoir, Québec a créé un « quasi-monopole à l'égard d'une entreprise soutenue par Hydro-Québec » pour l'installation de bornes de recharge pour les voitures électriques. Or il y a d'autres fabricants de bornes au Québec, note-t-il, et ceux-ci subissent ainsi une concurrence « quasi déloyale ».

La révision du Code de la sécurité routière, en juin dernier, a « clairement » exposé un « manque de volonté au niveau politique » pour assouplir la réglementation, puisqu'il ne permet que de « timides projets pilotes ».

« On a encore une loi qui est extrêmement contraignante. Il y a ici des entreprises qui ont soumis des projets qui ne sont même pas des demandes de financement ou de soutien financier, c'est au niveau de la réglementation que le problème se pose, et dans certains cas, la demande est déposée depuis un an et demi ou deux ans sans qu'il y ait de réponse. »

LA SÉCURITÉ AVANT TOUT

Évidemment interpellé par ces accusations, le représentant libéral François Vaes, candidat dans Johnson (Acton Vale), a expliqué le raisonnement de son parti.

« Je ne crois pas que nous soyons timides à ce niveau-là. Par contre, il y a une question de sécurité routière. Il ne faut pas négliger qu'il y a des tests à faire. Nous sommes ouverts aussi aux projets pilotes, ne serait-ce que le projet d'autobus autonome qui fonctionne présentement sur la Rive-Sud de Montréal. Mais pour garantir la sécurité du public et s'assurer que ces technologies-là ne soient pas mises de côté en raison d'une avarie, il faut rassurer tous les acteurs du milieu. »

Le représentant de Québec solidaire, Ismaël Seck, candidat dans Jeanne-Mance-Viger (nord-est de Montréal), ne s'est pas prononcé sur ces enjeux. L'élection de Québec solidaire serait bonne pour l'industrie locale du transport en raison des forts investissements prévus par son parti au cours des prochaines années, a-t-il fait valoir.




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