Hyperloop: de nouveaux développements pour le train du futur

Considéré comme de la science fiction par certains,... (Photo Tesla Motors, AP)

Agrandir

Considéré comme de la science fiction par certains, Hyperloop est présenté comme un moyen de transport à très grande vitesse capable de relier Los Angeles à San Francisco en 30 minutes.

Photo Tesla Motors, AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Glenn CHAPMAN
Agence France-Presse
San Francisco

Le projet de train du futur «Hyperloop», fruit de l'imagination fertile du fabricant des voitures électriques Tesla Elon Musk, devrait connaître d'importants développements mardi et mercredi lors d'une présentation dans le désert près de Las Vegas.

Le principe du concept Hyperloop est de transporter des passagers à très grande vitesse entre Los Angeles et San Francisco, deux villes séparées d'environ 600 kilomètres, en 30 minutes, contre 1h15 à 1h30 aujourd'hui en avion, en propulsant des passagers dans des «capsules» circulant sur des coussins d'air dans un tube à basse pression.

Hyperloop Technologies, société fondée en 2014, avait indiqué l'an dernier qu'elle projetait de commencer à réaliser en 2016 des essais sur une «voie» d'environ un kilomètre de long avec des vitesses allant jusqu'à 540 kilomètres/heure, puis à terme de construire un prototype grandeur nature (un tube de trois kilomètres utilisable jusqu'à environ 1120 km/h).

Le compte Twitter HyperloopTech promet ainsi pour mardi «de grandes annonces que vous ne voulez pas rater» et montre une courte vidéo sur des travaux en cours dans le désert. Prévu sur deux jours, «l'évènement» pourrait voir un essai sur une distance limitée près de Las Vegas.

Les promoteurs du projet n'avaient pas hésité l'an dernier à promettre pour 2016 une révolution digne de «Kitty Hawk», le petit village de Caroline du Nord proche de l'endroit où les frères Wright avaient fait voler le premier avion en 1903.

Selon Robert Lloyd, le PDG d'Hyperloop Technologies, cette métaphore fait référence au souhait de réaliser le premier essai à échelle réelle d'un de ces «trains» du futur.

«Il y aura environ deux miles (3,2 km) de tube sous pression et dedans nous allons introduire une capsule qui va accélérer jusqu'à 700 miles (1120 km/heure)», avait-il alors promis en décembre dans un billet de blogue. Mais il avait laissé entendre que ce test pourrait ne pas avoir lieu avant la fin de cette année.

Elon Musk avait pour la première fois évoqué en 2013 le projet, qui avait dès cette année-là commencé à recevoir des fonds par le biais du financement participatif.

Il se présente comme une alternative meilleure marché aux projets concurrents de train à grande vitesse classiques reliant les deux métropoles de la côte ouest américaine.

Les chemins de fer français

La chaîne de télévision financière française BFMTV a affirmé la semaine dernière que la société nationale des chemins de fer (SNCF, France) avait participé à une récente levée de fonds pour apporter de nouvelles ressources au projet. Mais ni la SNCF, ni Hyperloop n'ont jusqu'à présent confirmé.

Elon Musk, né en Afrique du Sud, s'est fait un nom avec la réussite des voitures électriques Tesla, dont près de 100 000 exemplaires devraient être vendus cette année. Outre Hyperloop, il est également à l'origine de «SpaceX», un projet de lanceur de satellites réutilisable.

Il a fait fortune en revendant à eBay sa société de paiements en ligne PayPal et se veut maintenant pionnier des nouvelles technologies qui bouleverseront le secteur des transports.

Le propre du projet Hyperloop est d'être ouvert aux offres concurrentes de plusieurs entreprises de la haute technologie qui sont chacune libres de présenter leur projet dans le but de retenir le meilleur ou d'associer les meilleures solutions.

Une de ces sociétés promeut pour sa part un système basé sur la lévitation magnétique. «Un système de lévitation magnétique passif permettra d'éliminer le besoin de relais électriques le long du parcours de l'Hyperloop, ce qui en fait le plus adapté et aidera à maintenir des coûts de construction bas», estime Bibop Gresta, responsable d'Hyperloop Transport Technologies.

Celui-ci met en avant également les avantages du côté de la sécurité, toute coupure de courant n'ayant pas d'impact direct sur les capsules qui ralentiront progressivement plutôt que de s'arrêter brutalement faute d'énergie.




Les plus populaires : Affaires

Tous les plus populaires de la section Affaires
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer