Goldman Sachs visée par une série d'enquêtes

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Pour faire face à toutes ces affaires, la banque a indiqué avoir mis de côté quelque 3,7 milliards de dollars, en hausse de 100 millions comparé à février.

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Agence France-Presse

La banque d'affaires américaine Goldman Sachs est visée par une série d'enquêtes des autorités américaines sur ses recrutements et sur son courtage de haute fréquence, selon des documents boursiers consultés vendredi.

Dans ces documents, la prestigieuse banque qui avait réussi à se faire discrète ces derniers mois alors que ses rivales comme JPMorgan Chase, Bank of America et Citigroup faisaient les gros titres, fait état de plusieurs affaires dans lesquelles elle dit «coopérer».

Goldman Sachs révèle que les autorités américaines enquêtent sur «son respect de la loi américaine relative aux activités internationales des entreprises américaines (FCPA), et plus particulièrement sur la conformité des pratiques de recrutement de la firme». Mais elle ne précise pas où.

Cette loi vise à empêcher la corruption directe ou indirecte de fonctionnaires ou personnalités étrangers.

Les politiques d'embauches de parents de personnalités chinoises par les banques américaines font l'objet d'une enquête du département américain de la Justice (DoJ) depuis l'été dernier. Les enquêteurs veulent savoir si les recrutements de «Fils et Filles de» auraient pu aider ces banques dans leurs opérations asiatiques, notamment à obtenir des contrats.

JPMorgan est ainsi dans la ligne de mire. Le New York Times avait révélé que cette dernière avait employé comme consultante la fille de Wen Jiabao, lorsque celui-ci était premier ministre. Mme Wen opérait sous le pseudonyme de «Lily Chang» et seuls quelques cadres de la banque américaine connaissaient sa véritable identité.

Goldman Sachs est aussi visé par des investigations sur son courtage de haute fréquence.

Depuis le krach éclair de Wall Street en mai 2010, pour lequel il avait été mis en cause, le courtage de haute fréquence, qui permet à des robots d'échanger des actions à la vitesse de la lumière, est sous haute surveillance du public, comme des autorités. La pratique n'est pas en soi illégale.

La parution du best-seller du journaliste Michael Lewis, Flash Boys, qui relate l'histoire vraie d'un courtier en rébellion contre les méthodes de courtage les plus sophistiquées, a encore accentué la tendance.

La justice de l'État de New York, le gendarme boursier américain (SEC) et le FBI ont, séparément, ouvert leurs propres enquêtes sur cette pratique.

Dans ce même dossier, Goldman Sachs révèle aussi qu'une action judiciaire en nom collectif contre elle a été déposée devant un tribunal de Manhattan à New York. Selon cette plainte qui l'accuse de délit d'initiés, Goldman Sachs aurait manipulé le marché.

Pour faire face à toutes ces affaires, la banque a indiqué avoir mis de côté quelque 3,7 milliards de dollars, en hausse de 100 millions comparé à février.




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