Pourboires: Québec refuse la demande des restaurateurs

Les restaurateurs exigent un crédit d'impôt de 100%... (Marco Campanozzi, archives La Presse)

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Les restaurateurs exigent un crédit d'impôt de 100% pour les pourboires obtenus par les employés - il est actuellement de 75%.

Marco Campanozzi, archives La Presse

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La ministre du Travail, Dominique Vien, n'a pas l'intention d'accéder à la demande de l'Association des restaurateurs du Québec (ARQ), qui réclame le droit de gérer la distribution des pourboires. Une façon pour eux de compenser les faibles salaires des employés qui travaillent dans les cuisines.

«Le partage des pourboires, c'est déshabiller Paul pour habiller Jean, nous a dit l'attaché de presse de la ministre du Travail, Florent Tanlet. Donc, on ne le rajoutera pas. La raison pour laquelle la loi ne permet pas aux restaurateurs de gérer les pourboires, c'est que certains d'entre eux s'en gardaient dans les poches.»

Le ministère du Travail a toutefois proposé à l'ARQ de mettre en place une «table de travail» pour faire un «état de la situation». «Cette table devra inclure des restaurateurs et des représentants des employés de service, c'est-à-dire des serveurs», a insisté l'attaché de presse de la ministre Vien.

M. Tanlet a rappelé que le ministère du Travail avait déjà accepté une demande de l'ARQ, en 2016, de limiter les augmentations salariales des employés à pourboire.

Au mois de janvier 2017, l'ARQ saluait en effet la décision du ministère du Travail de ne pas augmenter le salaire minimum à pourboire dans la même proportion que le salaire minimum courant. Une revendication «de longue date» de l'ARQ, qui jugeait qu'une hausse trop rapide du salaire minimum des serveurs lui serait dommageable.

«En creusant l'écart entre les deux de 16 à 20% d'ici 2020, les restaurateurs devaient se libérer une marge de manoeuvre pour mieux payer leurs cuisiniers, a expliqué Florent Tanlet. C'était une façon de reconnaître le travail des cuisiniers et les aider à contrer la pénurie de main-d'oeuvre.»

Mais mardi, à la Commission de l'économie et du travail, le Ministère a demandé à l'Association des restaurateurs ce que les gestionnaires ont pu récupérer depuis pour payer le personnel de cuisine. «Ils ont été incapables de nous le dire», a regretté M. Tanlet.

Les restaurateurs exigent aussi un crédit d'impôt de 100 % pour les pourboires - il est actuellement de 75%. «Le ministre des Finances s'est dit ouvert à rencontrer l'ARQ sur ce point, a indiqué Florent Tanlet, surtout si la somme recueillie sert elle aussi à payer le personnel en cuisine.»

La révision du projet de loi 176, qui modifie la Loi sur les normes du travail, se poursuit jusqu'au 29 mai.




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